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Tract du syndicat C.G.T des fonctionnaires territoriaux de Caudebec les Elbeuf

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

 

LE SYNDICAT C.G.T des fonctionnaires territoriaux actifs et retraités des établissements publics communaux et des services assimilés de

Caudebec-les-Elbeuf

 

A Caudebec,  les courriers à destination du personnel,  tombent comme les feuilles mortes à l’automne.

En effet le Maire / D.G.S, qui n’aime pas voir les femmes pleurer, sauf quant il s’agit du personnel communal,  poursuit sa  gestion  désastreuse du personnel et que dire des propos discriminatoires et insultants.

Extraits : 

  • Est-ce qu’au moins elle va trouver une blouse à sa taille
  • Si tu n’as pas d’enfants tu n’est pas un bon animateur 
  • Ne me cassez pas les bonbons

Le droit de disposer de son temps libre et de circuler dans un espace public est désormais remis en cause par le  Maire / D.G.S et la responsable du service jeunesse.  Nous avons appris que des animatrices ont reçu un courrier dans lequel il leur est demandé de ne pas se retrouver sur le forum Ugatte  devant l’espace jeune Clin d’œil, en dehors de leurs heures de travail !

La  pression et le flicage ne fait que s’aggraver.

Les moyens utilisés empêchent les agents de faire valoir leurs  droits, et quant l’employé a un contrat précaire s’il ose dénoncer quoi que se soit c’est la fin de mission assurée, comme cela vient d’arriver à deux animatrices du service jeunesse,  évidement sans aucun motif ni rendez -vous, ce n’est pas grave, car la réserve de jeunes en recherche de contrat précaire est inépuisable ! 

Il est difficile de résumer par le biais d’un tract tout ce que subit le personnel,  tant la liste  est longue, d’autant plus que nombreux sont ceux qui souffrent en silence.

Il n’y a qu’une vision qui compte, c’est celle du Maire / D.G.S. Les agents ne sont là que pour exécuter les ordres, contrordres, et surtout,  pas pour faire des propositions.

Ensemble nous pouvons agir

Nous serons à votre écoute le vendredi 16 novembre dans le cadre de notre réunion syndicale de 13 h 30 à 16 h au premier étage du C.C.A.S.    

 

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CGT Renault Cléon : NON aux accords de “compétitivité” !

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

CGT Renault Cléon : NON aux accords de “compétitivité” ! dans Infos cgt-renaul-lardy

Tract de la CGT Renault Cléon publié le 25 octobre 2012 :

 

“ACCORD DE COMPETITIVITE” : DÈS LE 9 NOVEMBRE 2012, EN ESPAGNE, RENAULT ANNONCERA LA COULEUR

Pour bien faire comprendre aux salariés des usines françaises que ce qui va se décider en Espagne, dans moins de 3 semaines, les concerne directement, Carlos Tavares, directeur général de Renault, a tenu à bien mettre les points sur les “ i ”. “ Il faut amener l’appareil industriel au niveau de compétitivité de l’Espagne et de l’Angleterre en qualité, coût, délais et imaginer le plan d’action ”.

 

S’agissant de la “compétitivité ” dans les usines espagnoles – qui va devenir une “référence” pour les usines françaises – la date de signature de l’accord a été fixée au 9 novembre.

- Si l’accord est signé, la direction promet la possibilité de créer 1.300 emplois au rabais.

- Si l’accord est refusé, la direction menace en déclarant que “ faute d’accord sur un allègement des salaires et sur plus de flexibilité, il n’y aura pas d’autres véhicules pour les chaînes de montage en Espagne ”.

En clair, un odieux chantage à la fermeture d’usines pour imposer des reculs très lourds aux travailleurs espagnols.

Sous prétexte d’économiser 400 euros sur le prix de fabrication d’un véhicule, Renault veut imposer aux 3 usines espagnoles (Valladolid, Palencia, Séville) :

- le gel des salaires pour les années 2014, 2015 et 2016, et ça quel que soit le niveau de l’inflation. Appliqué à la France avec notre taux d’inflation à 2% comme en 2011, cela aurait pour première conséquence une baisse de 6 % du pouvoir d’achat.

- l’augmentation de la durée annuelle du travail, avec 5 jours de travail
supplémentaire gratuit, d’ici à 2016 ( 3 en 2014, plus 1 en 2015 et encore 1 en 2016).

- la création d’une nouvelle catégorie d’embauchés, avec un salaire d’embauche à 65% du salaire (10 ans pour atteindre les 100%).

- la réduction de 50% des primes pour le travail de nuit, le samedi et les jours fériés.

- la diminution ou l’augmentation de la journée de travail d’une heure, en
fonction de la banque d’heures.

- l’utilisation des travailleurs intérimaires dans des conditions encore plus précaires.

- la suppression des primes de mobilité entre les usines de Palencia et de Valladolid, en considérant qu’il ne s’agit plus que d’une seule et même usine (alors qu’elle sont aussi éloignées l’une de l’autre que les usines de Sandouville et de Cléon !).

UN ACCORD EN ESPAGNE COMME MOYEN DE CHANTAGE POUR LA NÉGOCIATION EN FRANCE

Pour Mrs Ghosn et Tavares, le “ top ” de la productivité se trouverait dans l’usine Nissan de Sunderland, en Angleterre. Une seule usine qui fabriquerait jusqu’à 480.000 véhicules par an avec 5.000 salariés alors qu’en France, Renault en fabriquerait 650.000 salariés avec 14.500 salariés répartis dans 6 usines.

Ce qui devait conduire Gérard Leclercq, Directeur des opérations France, à affirmer, en avril dernier, “ qu’une seule usine de montage et une seule usine de mécanique pourraient être suffisantes en France ”.

Ce qui se met donc en place pour la très prochaine négociation de “ l’ accord de compétitivité” concernant la France, c’est exactement le même type de chantage à l’emploi qu’en Espagne, pour imposer plus de flexibilité, une augmentation de la durée annuelle du travail et la baisse des salaires contre une pseudo promesse de ne pas fermer d’usines en France.

Une promesse qui ne vaut pas un kopek puisque lorsqu’on interroge Carlos Ghosn sur d’éventuelles fermetures d’usines en France, il répond au micro d’Europe 1: “ Si nous avons une année 2013 du même acabit que 2012 et que les perspectives 2014 ne sont pas meilleures (…) nous devrons adapter la production à la demande ”.

Une menace que précise Carlos Tavares, dans une interview au journal allemand “Automobilwoche” : “ Renault n’exclut pas la fermeture d’usines en raison de la morosité du marché automobile en Europe ”.

Dès le 21 juin, Renault a mis en place un “Groupe de réflexion paritaire sur la compétitivité”, intégrant tous les syndicats dits “représentatifs”. D’autres réunions ont eu lieu les 19 juillet, 13 septembre, 8 octobre et 23 octobre. Une dernière réunion devrait se tenir le mardi 6 novembre.

L’objectif de la direction: négocier, après le 6 novembre, un accord de compétitivité ( soit disant “gagnant-gagnant”) pour les usines françaises, en essayant de s’assurer de la complicité bienveillante des syndicats habitués à signer les pires accords.

Parce que nous ne voulons pas être condamnés, dans quelques semaines, à perdre notre vie pour la gagner encore plus difficilement, préparons nous à réagir très RAPIDEMENT et TRÈS FORT aux annonces de la Direction.

 

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Le 8 novembre 2012 tous avec les salariés de PSA Aulnay : à 10 h. à la Bourse du travail de Bobigny (93)

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Le 8 novembre 2012 tous avec les salariés de PSA Aulnay : à 10 h. à la Bourse du travail de Bobigny (93) dans Infos blog-logo019

Déclaration de l’UD CGT de Seine-Saint-Denis

Le 8 novembre tous avec les salariés de PSA Aulnay !

La crise, conséquence de la financiarisation de l’économie apporte chaque jour son lot de casse sociale. Depuis 17 mois nous assistons à un accroissement continu du chômage avec une hausse record en septembre. La Seine-Saint-Denis paie un lourd tribut dans cette crise, puisque dorénavant le nombre de privés d’emploi s’élève à 131500, soit 12,4% taux le plus important de notre région.

Cette crise est par ailleurs, savamment instrumentalisée par le Patronat pour tenter d’imposer ses revendications.

Face à ce double étau, l’UD CGT 93 appelle les salariés à se rassembler dans l’unité la plus large possible pour intervenir et peser sur les choix économiques et sociaux, défendre leurs droits, acquis et emplois.

Elle réitère son soutien plein et entier à la lutte des salariés de PSA Aulnay, dont l’usine est menacée de fermeture à l’horizon 2014.

L’industrie automobile est structurante en France et en Seine-Saint-Denis et laisser la voie libre aux seuls constructeurs et à leurs actionnaires se révélerait désastreux pour l’ensemble du tissu industriel du pays et particulièrement de notre département. Le groupe PSA au diapason de tous les constructeurs, contribue à la récession économique par sa stratégie de casse de l’emploi et de recul du pouvoir d’achat.

Il se montre ainsi d’une extrême brutalité avec la Seine-Saint-Denis en projetant de saborder un site exceptionnel en terme de configuration, d’infrastructure, de localisation, d’accès routier, ce qui appauvrirait un territoire déjà fortement marqué par la question sociale. Il n y a pas de fatalité à la fermeture du site de PSA Aulnay, ses atouts, ses potentiels et les savoirs et savoir-faire de ses salariés peuvent et doivent continuer d’irriguer le secteur industriel du département !

La lutte des PSA est une lutte d’intérêt général pour l’ensemble de la Seine-Saint-Denis ! L’UD CGT 93 se félicite de la première victoire sur ce dossier, obtenue le 25 octobre, fruit de la forte mobilisation des salariés. La direction de PSA qui souhaitait diviser les salariés d’Aulnay et commencer à vider l’entreprise en imposant sa stratégie de mutation, sans négociation préalable, a été dans l’obligation de reculer et d’accepter un début de négociation. Une réunion tripartite sous l’égide du Préfet de Région est convoquée le 8 novembre à 9h en Préfecture de Seine-Saint-Denis, avec entre autres des dirigeants de PSA, le Président du Conseil Régional et le Président du Conseil Général.

Les récents développements du dossier PSA ont démontré que le groupe continuait à solliciter l’aide de l’Etat, puisque le gouvernement va garantir à hauteur de 7 milliards les emprunts de la banque PSA finance.

C’est une nouvelle démonstration des capacités d’action de l’Etat sur cette situation. Les aides publiques, plus que jamais en période de crise, doivent être soumises à des conditions !

Aussi, l’UD CGT 93 en appelle aux plus hautes autorités de l’Etat pour que les revendications des salariés de l’usine PSA d’Aulnay soient écoutées et prises en compte. Elle invite les syndiqués, les salariés du département, à venir soutenir les salariés de PSA Aulnay dans cette négociation, en participant à la manifestation qui partira à 10h de la Bourse Départementale du Travail (1 place de la Libération à Bobigny) jusqu’au parvis de la préfecture, pour rejoindre la délégation CGT PSA mandatée pour cette Tripartite.

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14 novembre 2012 : Journée de mobilisation contre l’austérité en Europe

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

14 novembre 2012 : Journée de mobilisation contre l'austérité en Europe dans Infos blog-logo018

Communiqué commun

CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen par ailleurs mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

En France, c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. Les plans de licenciements se multiplient. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.. La cohésion sociale, les services publics, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.

En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Cela implique :

 • une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ;

 • la négociation d’un « Contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les Etats, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ;

 • des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi ;

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe, en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.

Paris le 26 octobre 2012

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Après les «pigeons», les gros poissons ?

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Après les «pigeons», les gros poissons ? dans Infos blog-logo017

Sous Sarkozy, le grand patronat était exaucé sans avoir besoin de médiatiser ses revendications. Aujourd’hui, tous les moyens sont bons pour faire pression sur le nouveau gouvernement.

Nous l’avions plus d’une fois noté : le programme de l’UMP était celui du Medef, et les désaccords parfois affichés ne servaient qu’à amuser la galerie.

Maintenant que Nicolas Sarkozy arrondit ses fins de mois autrement et que François Hollande a repris le flambeau, Le patronat continue à peser pour faire avancer ses revendications, tandis que l’UMP songe à descendre dans la rue…

C’est pourquoi certains usent de moyens inédits tandis que d’autres s’en remettent à la grande presse toujours au service du patronat, comme Carlos Ghosn dans Le Figaro le mois dernier [1] ou, ce week-end, une brochette de 98 PDG appelant, dans le Journal du Dimanche [2], à « baisser le coût du travail » — alors qu’eux-mêmes perçoivent de très hauts salaires — et à « rendre l’Etat plus économe » — alors que l’Etat offre chaque année aux entreprises, essentiellement les plus grandes, plus de 170 milliards de cadeaux par an soit 9% du PIB [3], accordés sans contrepartie notable sur l’investissement et l’emploi, entre niches fiscales, sociales et autres « dispositifs dérogatoires ».

Mais 30 milliards de cadeaux fiscaux cela ne leur suffit pas : il leur faut 30 milliards de plus !

L’UMP avait l’habitude de pointer l’ »assistanat » des plus pauvres, allant jusqu’à le qualifier de « cancer de la société ».

Pourtant en France, l’assistanat des patrons — qui font la pluie et le beau temps de l’emploi — est autrement scandaleux… mais traité avec une particulière discrétion.

Même chose pour le prétendu « coût du travail » : celui du PDG et de l’actionnaire va de soi… mais pas celui du Smicard qui n’a aucun « mérite ».

Quant aux prétendues « charges sociales » (qui sont en réalité des « cotisations sociales »), il ne faut pas se tromper: pour les spéculateurs, c’est le « tout le salaire » lui-même est une « charge sociale »; d’où la mise en avant médiatique du bénévolat !

Quant à l’argument de la «compétitivité» — qui mise sur l’export au détriment de la demande intérieure, et donc du bien-être des citoyens, comme on le voit en Allemagne [4] —, il se place dans une logique de mondialisation « heureuse » où règnent dumping fiscal et moins-disant social.

Il est dans l’ordre des choses que les salariés des pays dits « développés » s’appauvrissent désormais au bénéfice de ceux des pays « émergents » (en réalité, au bénéfice des multinationales et des « 1% » les plus riches de la planète). 

Pour les patrons, il serait aujourd’hui dans « l’ordre des choses » de continuer à démanteler les acquis des salariés, autrefois arrachés de haute lutte.

Le temps que les peuples exploités des pays « émergents »rejoignent à leur tour, par leurs luttes, le niveau de vie arraché dans les années 50 et 60 jusqu’aux années 90 en France, et qui s’est dissolu par manque de vigilance et désyndicalisation, les rapaces qui nous dominent ont encore de la marge ! Notons cependant qu’en Chine, le salaire minimum vient d’être augmené de 20% pour la 3e année consécutive, et que les salariés chinois bénéficient désormais de 3 semaines de congés payés. Même si l’on est encore très loin des acquis des salariés occidentaux, au rythme où ils se réduisent en France, l’écart entre les niveaux de vie se réduit aujourd’hui très sérieusement. 

A l’échelle de la France, l’Afep et le Medef poursuivent leur travail d’intimidation afin d’augmenter encore la rentabilié des investissements des péculateurs.

Pour eux, tant pis si les citoyens français ne peuvent plus consommer, et soient contraints peu à peu de renoncer à leur protection sociale et à une vie décente : le monde est vaste et les profits seront faits ailleurs ! Les Français s’en doutent bien, eux qui ont une très mauvaise opinion des grands patrons.

Qu’à cela ne tienne : le gouvernement a cédé aux «pigeons». Et il a failli céder sur les 35 heures; mais là c’était un peu gros (ou peut-être un peu trop tôt ?).

Ce qui est sûr c’est que si les salariés laissent faire, et ne se mobilisent pas, le gouvernement risque de céder encore et encore. Il n’y a pas de fin à l’appétit de profit, ni à la cupidité des actionnaires.

Il risque de céder sur 30 milliards d’exonérations nouvelles, qui seraient transférées sur la CSG qui est payée principalement par les salariés et les retraités; voilà l’enjeu !

Ne laissons pas faire !

D’où l’urgence pour les salairés de se mobiliser, et d’être massivement dans la rue le 14 novembre, journée européenne d’action contre l’austérité et pour le progrès social.

Et l’urgence pour les salariés de renforcer leurs syndicats, et principalement la CGT.

[1] Le patron de Renault, qui a gagné 10 millions d’euros l’année dernière, pointait «un problème de coût du travail», selon lui trop élevé, et appelait le gouvernement à davantage de «flexibilité» pour une meilleure «compétitivité»…
[2] La semaine dernière, le JDD s’est également distingué en publiant une chronique du journaliste Axel de Tarlé sur la trop grande générosité de la France en matière d’indemnisation du chômage…
[3] Ces 172 milliards englobent les 30 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales accordées aux employeurs, notamment sur les bas salaires. Des allègements, assumés par l’Etat et la Sécu, qui ont connu une progression de près de 60% en dix ans.
[4] L’Allemagne compte 16% de pauvres et 25% de travailleurs pauvres ou précaires. Même ses retraités sombrent dans la misère et l’espérance de vie sans incapacité a chuté, passant en dix ans de 60 ans à 56,7 ans pour les hommes et de 64,3 à 57,7 ans pour les femmes.

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La Fère (Aisne) – Un nouveau suicide à La Poste : la réaction syndicale CGT

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

 

 

 

 

Un nouveau drame vient de se dérouler au sein même de La Poste de La Fère dans l’Aisne où un postier âgé de 55 ans a mis fin à ses jours en allant se pendre dans son bureau le mercredi 31 octobre après-midi.

La CGT tient à apporter toute sa solidarité à sa famille, ses proches ainsi qu’à ses collègues postiers.

Combien de drames faudra-t-il encore supporter pour que le processus destructeur qui génère un épuisement physique et psychique des postiers soit enfin stoppé ?

Combien de morts va-t-il falloir pour que ce gouvernement prenne des mesures ?

Quel changement ont vu les postiers et les salariés de ce pays depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir ? Aucun.

Aujourd’hui, c’en est plus qu’assez et les postiers sont tristes et en colère.

Aujourd’hui il y a urgence à reconsidérer ceux qui travaillent et qui sont bien les seuls à produire de la richesse.

 

 

Déclaration de Bernard Dupin, élu CGT au Conseil d’Administration de la Poste :

La Poste traverse une grave crise sociale et managériale : humiliations et burn-out, désorganisation de l’activité, injonctions paradoxales, pathologies de surcharge… La décision de supprimer massivement les emplois et de réorganiser sans contrôle l’entreprise est à l’origine d’une conduite du changement pathogène et de la dégradation de l’état de santé physique et psychique des postiers.

D’autre part, en guise de dialogue social, La Poste connait le flicage des consignes et des activités quotidiennes, les sanctions disciplinaires ou l’exclusion des agents qui ne peuvent suivre le rythme, la chasse aux militants syndicaux qui défendent une autre politique, l’humiliation des cadres qui refusent de faire de l’abattage.

Parallèlement, des « réorganisations » successives désorganisent l’activité et font baisser au total la qualité de service de 50 %.

Il y a aujourd’hui plus qu’une situation d’urgence à prendre en compte à La Poste et qui nécessite des mesures concrètes alors que les postiers sont confrontés à des discours de bonnes intentions de la part des dirigeants de La Poste ou a un mutisme complet du ministère de tutelle qui est pourtant le premier actionnaire du Groupe.

La Direction de La Poste et les deux actionnaires que sont l’Etat et la Caisse des dépôts et Consignations doivent prendre toutes leurs responsabilités au niveau social et humain en changeant de politique et de mise en œuvre de leur stratégie.

Si l’on recherche l’imputabilité des suicides ou à déterminer des responsabilités, il parait évident que le système économique et la stratégie politique poursuivie maintenant depuis des années au sein de ce grand Groupe public est responsable de cette situation dramatique.

Une politique basée sur les suppressions d’emplois, la vente du patrimoine, la baisse des charges, la recherche de la productivité à tous prix, un management agressif ou la course aux dividendes, a trouvé ses limites dramatiques.

Il est temps désormais de considérer que La Poste n’est pas un service marchand, mais un service public qui doit répondre aux besoins de la population.

Il devient urgent et possible de faire des choix qui permettent aux salariés de s’épanouir au travail tout en lui donnant du sens et en préservant l’équilibre vie professionnelle/vie privée.

Tout doit être mis en œuvre pour que les salariés de La Poste sortent de leur isolement et trouvent dans l’action collective une issue porteuse d’espoir et de perspectives.

Le 2 novembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La mobilisation des salariés a fait reculer PSA

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

La mobilisation des salariés a fait reculer PSA dans Infos blog-logo016

Les salariés d’Aulnay ne se sont pas laissés diviser.

La direction voulait nous diviser en essayant de muter (en provisoire !) toute une partie d’entre nous, sans avoir discuté d’aucune des conditions et sans aucune garantie.
C’est le rejet massif des salariés de cette division qui a fait reculer la Direction. Ce rejet s’est traduit notamment par la motion des syndicats d’Aulnay contre, signé par plus de mille salariés en une journée ! Et le 25 octobre, la pression a été mise par 400 salariés qui se sont rendus à Paris et une centaine de salariés qui sont allés à Faurécia Méru (filiale à 57 % de PSA ) qui fabrique les planches de bord C3, DS3, 208, espace Renault et Smart.
La direction centrale a donc dès le début de cette réunion du CCE renoncé à sa manœuvre de division sur les mutations qui s’est finalement retourné contre elle puisqu’elle a dû accepter un début de négociation. Un 1er rendez-vous est prévu le 7 novembre à Paris pour établir un calendrier de réunions, la composition des délégations et les « thèmes » abordés.
La CGT a insisté pour élargir les délégations syndicales aux salariés non-syndiqués.
Ces négociations doivent aboutir à un accord groupe mais il faut aussi un accord spécifique pour Aulnay qui est forcément un cas à part.
PSA va vouloir faire des négociations express, bouclées en 2 mois. Pas question ! Ce sont les salariés et eux seuls qui décideront quand les négociations seront terminées.
Il faut constituer le cahier de revendications des salariés et l’imposer.
Pour les réunions du 7 novembre et la réunion tripartite du 8 novembre (avec le Préfet et PSA) il est impératif de présenter un cahier de revendications unique regroupant toutes les revendications des salariés.
Cela veut dire qu’il faut que tous les salariés continuent à mettre par écrit leurs revendications. Ensuite, il faudra les réunir en un cahier unique qui devra être validé par le plus grand nombre de salariés en Assemblée Générale.
Réunion tripartite à Bercy du 25 octobre : une opération de communication.
Comme nous l’avions prévue, il n’en est rien ressorti : PSA n’a strictement rien cédé et le Gouvernement, en la personne de Montebourg, n’a strictement rien demandé. Nous avons rappelé les revendications des salariés et dénoncé la politique de PSA à Aulnay de faire monter la tension notamment avec les retraits illégaux sur les payes.
7 milliards pour garantir les profits de PSA et rien pour garantir nos emplois.
Le Gouvernement va garantir à hauteur de 7 milliards les emprunts de la Banque PSA Finance. Une banque pourtant bénéficiaire ces dernières années (271 millions d’euros de bénéfices au 1er semestre) et qui dispose de 8 milliards de liquidités d’après le directeur financier de PSA.
C’est une provocation supplémentaire, de garder grand ouvert le robinet des aides publiques (nos impôts) pour PSA, alors que l’entreprise s’apprête à licencier et affirme que cette aide de l’Etat ne change rien au plan de suppressions d’emplois !
Pour défendre nos emplois, imposer nos conditions et nos garanties nous ne pouvons compter que sur notre propre force, notre nombre et notre détermination
 
CGT PSA Aulnay

Le 29 octobre 2012

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Retraite anticipée à 60 ans: Le décret est entré en application le 1er novembre

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Retraite anticipée à 60 ans: Le décret est entré en application le 1er novembre  dans Infos blog-logo015

Suite à l’adoption par le Conseil des ministres, en juin 2012, du décret remettant en cause une partie de la réforme des retraites mise en place sous le gouvernement précédent, la Cgt avait salué cette avancée vers un retour au droit à la retraite à 60 ans pour tous.

Finalement, en moyenne, un salarié sur quatre du régime général, dont seulement un tiers de femmes, aura la possibilité d’un départ à la retraite à 60 ans.

Il faut donc que soit améliorée la prise en compte de la maternité, tout comme la distinction maintenue entre périodes validées et périodes cotisées.

Si ce décret est un premier pas positif, la Cgt appelle de ses voeux l’ouverture de véritables négociations permettant de revenir sur les dossiers de fond, en particulier la pénibilité et le financement des régimes.

Les bénéficiaires du dispositif, qui entre en vigueur le 1er novembre, pourront s’arrêter de travailler entre neuf mois (pour la génération de 1952) et deux ans (pour celle de 1955) plus tôt que ce que prévoyait la réforme de 2010 :

PERSONNES NÉES LE 1ER NOVEMBRE 1952

Age d’ouverture des droits selon la réforme de 2010 Date de départ possible selon réforme de 2010 Date de départ possible avec le dispositif Gain lié à la mesure
60 ans + 9 mois 1/8/2013 1/11/2012 9 mois

PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1953

Age d’ouverture des droits selon la réforme de 2010 Date de départ possible selon réforme de 2010 Date de départ possible avec le dispositif Gain lié à la mesure
61 ans + 2 mois 1/3/2014 1/1/2013 1 an + 2 mois

PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1954

Age d’ouverture des droits selon la réforme de 2010 Date de départ possible selon réforme de 2010 Date de départ possible avec le dispositif Gain lié à la mesure
61 ans + 7 mois 1/8/2015 1/1/2014 1 an et 7 mois

PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1955

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L’Urgence à tirer les enseignements de l’accident du Pont Mathilde à Rouen

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

L'Urgence à tirer les enseignements de l'accident du Pont Mathilde à Rouen dans Infos blog-logo014

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L’accident grave qui s’est produit le lundi 29 octobre sur le pont Mathilde à Rouenpose avec une acuité nouvelle l’urgence de la modernisation du transport et de la revalorisation du ferroviaire et du fluvial.

Un semi-remorque chargé de carburant à pris feu sur le pont Mathilde de Rouen, après avoir heurté un autre camion, heureusement sans conséquences humaines majeures.

Cet accident a détruit le tablier du pont, et provoqué immédiatement les coupures de communications Internet et téléphone, car de nombreux câbles traversent la Seine en utilisant ce pont.

La coupure du pont Mathilde, utilisé par 80 000 véhicules chaque jour, va produire de grosses difficultés de circulation dans l’agglomération rouennaise. Il va faire principalement souffrir les salariés pour se rendre à leur travail, allonger les amplitudes de travail, accroître la fatigue, et provoquer sans doute d’autres accidents.

Les difficultés de transport se trouvent aussi accrues du fait que les accès définitifs du pont Flaubert ne sont pas réalisés. Il lui sera difficile de supporter une telle augmentation du trafic, car l’arrêt de circulation sera complet pendant de nombreux mois sur cet axe important, reliant les deux rives de la Seine.

Parmi les conséquences, il y a évidement le coût des remises en service du pont à la circulation. Qui paiera?

 

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Rouen (Seine-Maritime) : Incendie au Pont Mathilde et effectifs techniques à Orange

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Rouen (Seine-Maritime) : Incendie au Pont Mathilde et effectifs techniques à Orange dans Infos blog-logo013

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Le 29 octobre 2012 a été marqué à Rouen par de gros nuages de fumées à l’est, et d’énormes embouteillages en ville.

Un incendie s’est déclenché sur le pont Mathilde, qui est l’un des principaux ponts sur la Seine, à la suite d’un accident entre deux poids lourds dont un camion citerne.

22 000 litres de gasoil et 9000 litres de super ont brûlé pendant plusieurs heures, détruisant la chaussée, mais pas seulement.

La vision du tablier du pont fissuré, soulevé, déformé est saisissante. Combien de temps de fermeture ? Pour l’instant, le chiffre est de 3 semaines date où seront rendues les conclusions des experts. Le nouveau plan de circulation est élaboré en ce moment. Il sera rendu public mercredi à 16 heures à la préfecture.

L’incendie a provoqué des dégâts majeurs sur des câbles de transport du réseau télécom qui l’utilise pour la traversée de la Seine. Huit gros câbles ont fondu lors de l’accident de camion. Des abonnés d’Orange et d’autres opérateurs, professionnels ou entreprises sont touchés.

Évidemment la direction a immédiatement mis en place une cellule de crise. Mais la raréfaction des effectifs techniques à France Telecom l’a contrainte à faire appel à des équipes techniques de tout le périmètre de l’Unité d’Intervention Normandie (UIN) à partir de la mi-journée. En effet, il n’existe plus d’équipes régionales à France Telecom pour faire face à de tels événements, la privatisation de France Telecom ayant provoqué leur dissolution. L’entreprise a donc mobilisé les dernières compétences qui existent de manière éparse sur un territoire qui couvre 5 départements.

35 à 40 techniciens, une partie de Rouen, les autres venant du Havre, de St Lô, et de Caen, sont sur place depuis que les pompiers ont éteint le feu, et que la préfecture leur a permis d’intervenir sur les lieux. Des équipes d’une dizaine de techniciens en moyenne, se relayent 24h sur 24 sur le site pour rétablir le service dans les meilleurs délais. Devant l’ampleur des dégâts, le tirage de nouvelles fibres optiques a été décidé.

Devant l’ampleur et l’urgence des travaux la direction a contacté l’inspection du travail pour lui demander une dérogation pour les horaires de travail, afin d’étendre la durée journalière à 12h, et de réduire l’inter vacation à 9h.

Cet accident pose une nouvelle fois le problème des effectifs à France Telecom, et la nécessité de remplacer tous les départs pour conserver des compétences et assurer l’avenir. La moyenne d’âge des techniciens dépasse les 50 ans, et les compétences risquent de disparaître.

Si le feu a été éteint sur place, il y a le feu pour que l’entreprise conserve ses capacités d’action à l’avenir !

G P

Source : CGT C.E. Orange – Normandie-Centre  

 

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France Télécom/Orange : doux avec la Finance, dur avec le travail !

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

France Télécom/Orange : doux avec la Finance, dur avec le travail ! dans Infos blog-logo012

Lu sur le site de la Dédération CGT FAPT

2 milliards d’€ pour les actionnaires, 7 000 destructions d’emploi de 2013 à 2015 et accélération du plan d’économie tous azimuts (Chrysalid) la finance prend encore le pas sur le reste !

Concernant les chiffres du troisième trimestre 2012 :

France Télécom s’en sort mieux que les autres opérateurs puisque qu’il annonce une hausse de 3,1% du nombre de clients sur un an (sept 2011 sept 2012). Cependant compte tenu de la baisse des prix liée à l’arrivée de Free et de l’impact de la régulation et des taxes (qui pèsent pour 673 M€), le chiffre d’affaires est en diminution de 826 M€ (-3,5% en base comparable et- 4,8% pour la France).

Cela a évidemment un impact sur l’EBIDA en retrait de 800 M€ (-7,3%) par rapport à l’an dernier.

C’est pourquoi, pour tenir les objectifs financiers (8 MDS de cash flow et 2% de dette nette sur EBIDA) la direction à :

  • - Confirmé la destruction de 7000 emplois de 2013 à 2015 avec le non remplacement de deux salariés sur trois partant à la retraite dans la même
    période,
  • - Annoncé l’accélération et l’augmentation du plan Chrysalid en 2013 et 2014 (vaste plan d’économie de 2,5 Mds d’euros qui passerait a 3 milliards). Cela fait déjà resurgir une souffrance au travail dans la plupart des services (non remplacement des départs, forte baisse de la rémunération variable (PVV), la baisse du salaire fixe des fonctionnaires depuis 2010 (gel du prix du point), pressions sur les objectifs, retour des outils de contrôle des moindres faits et gestes des salariés, volonté de flexibiliser les horaires de travail, polyvalence des taches, suppression de 150 boutiques, pression sur les sous traitants et les prestataires….
  • - Annoncé une baisse du dividende pour 2012 et 2013 de 1,4 € à 0,8 € par action. Cela se traduira tout de même par un reversement total sur 2012 de plus de 2 Mds de dividendes !!!

Pour la CGT, il faut un autre partage des richesses en faveur de l’emploi, des salaires, de l’investissement et de la recherche.

Il est inadmissible qu’une entreprise qui fait des bénéfices et reverse des dividendes, se permette de détruire 7000 emplois, particulièrement dans cette période de crise.

Avec 227 millions d’abonnés, 45 milliard d’€ de chiffres d’affaires, 15,5 milliards de liquidité, 3,8 milliards de bénéfice net, 165000 salariés dont 85 000 en France, une entreprise comme France Telecom/Orange a les moyens d’accélérer les investissements dans la fibre, la 4G, de remplacer les 30 000 départs prévus d’ici 2020, d’investir dans la R et D et ainsi de participer à la sortie de la crise.

C’est pour cela que la CGT appelle les salariés à investir pleinement les deux journées d’actions des 13 et 14 novembre.

Le 13 novembre à l’appel de la CFDT, CGT, SUD, UNSA sur l’emploi dans le secteur des Télécoms.

Le 14 novembre, en montant d’un cran dans le niveau de l’action, avec toutes les professions a l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats contre l’austérité, pour une Europe vraiment sociale .

pdf-dist Téléchargez le communiqué de la fédération CGT FAPT

 

 
 

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Santé et pauvreté : Les dispositifs d’aides restent insuffisant pour prévenir l’exclusion médicale.

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Santé et pauvreté : Les dispositifs d’aides restent insuffisant pour prévenir l’exclusion médicale. dans Infos indecosa

Source: Indecosa-CGT, association de consommateurs CGT

Selon une enquête de institut CSA, 1 français sur 5 renonce très fréquemment à se soigner. Pour expliquer cette situation, 57 % des personnes disent manquer d’argent pour se soigner. Dans 41 % des cas ils jugent que le remboursement est insuffisant et dans 18 % ils renoncent parce qu’il n y’a pas de prise en charge.

Les personnes les plus exposées sont selon l’enquête les jeunes, les chômeurs et les assurés sociaux sans mutuelle.

Pour INDECOSA-CGT ce sondage vient conforter le ressenti des adhérents sur les territoires. Ce qui revient le plus souvent dans les discussions se sont les déremboursements des médicaments, les franchises médicales et les dépassements d’honoraires. A titre d’exemple on peut citer l’opération de la cataracte qui peut être facturée à Nantes 772 euros soit 500 euros de plus que la sécu. Les montants facturés au-delà du barème de la sécurité sociale c’est 2,4 milliards en 2011. 

Les différents dispositifs solidaires permettent aux personnes les plus fragiles d’obtenir des soins de qualité sans que cela grève leur budget. Malgré tout un certain nombre de médecins spécialistes rechignent à prendre en charge des patients jugés pas très « lucratifs ». Dans une enquête parue en 2006 dans le département du Val de Marne on constate que sur 215 médecins contactés, 41 % des spécialistes et 39 % des dentistes refusent de donner un rendez-vous à des bénéficiaires de la CMU. (Cette enquête a été menée par téléphone avec des patients mystères). Selon l’enquête l’idée est de ne pas refuser directement le patient c’est de le dissuader par une date de rendez-vous très éloignée et par des phrases : « adressez vous à un confrère ou allez à l’hôpital ». Dans une autre enquête publiée par Médecin du monde en Mai 2006 on constate que sur 725 médecins, 37 % refusent de donner rendez vous à des personnes d’origine étrangère qui bénéficient de l’AME (Aide Médicale d’Etat). Les arguments de certains spécialistes pour justifier ce type de pratiques est toujours le même : Manque de ponctualité, Ne connaissent pas le système médical, ont un train de vie sans rapport avec la CMU….

Ce qui pose aujourd’hui problème dans les négociations entre la sécurité sociale, les mutuelles et les syndicats de médecins c’est que personne ne parle de cette situation qui perdure depuis des années. On parle de la mise en place d’un « contrat de soin » pour permettre de minimiser les dépassements pour les plus démunis mais rien de formel pour éviter que perdure la discrimination dont sont victimes les bénéficiaires de la CMU et de l’AME.

Le plus marquant c’est que pour certaines professions il devient très difficile de se soigner sans trouver un spécialiste qui ne fait pas de dépassements d’honoraires.

Toujours à Nantes plus de la moitié des ophtalmologistes sont en secteur 2 autrement dit ils peuvent fixer leurs propres honoraires.frequement ces spécialistes s’installent prés de l’hôpital universitaire ou ils ont été interne. Cette concentration autour des grandes agglomérations pénalise une fois de plus ceux qui sont les moins aisés et qui ont des difficultés à se déplacer.

Si les choses en reste là, nous allons droit vers une « fracture sanitaire » avec un accès aux soins à deux vitesses comme il existe aux Etats-Unis.

En effet en acceptant le principe même des dépassements d’honoraires depuis de nombreuses années on a ouvert la boite de pandore. Lorsque trois mutuelles on lancés en 2001 « santéclair », elles ont ouverts la voix aux principes de la « négociation commerciale santé » comme les centrales d’achat dans la grande distribution. Au départ il s’agit d’obtenir les meilleurs devis pour les soins dentaires ou l’optique. Mais à terme c’est bien de négocier des dépassements d’honoraires plafonnés dont il s’agit.

En effet les mutuelles doivent revenir à l’esprit du Congrès de Bordeaux de mai 1982 : « Le congrès a manifesté son attachement à la politique conventionnelle et son opposition à la pratique des dépassements de tarifs. »

Lors de ce congrès Le Président de la République François Mitterrand avait conforté cette position : « Les améliorations de remboursement seront faites en accord avec les professionnels, faut il le répéter, de manière à éviter tout dépassement, ce qui est, ainsi que vous l’avez rappelé vous-même, Monsieur le Président Teulade, une garantie d’efficacité du système »

Pour INDECOSA-CGT, le recours systématique aux dépassements d’honoraires ouvre grand les portes à des assurances privées que seuls les plus riches d’entre nous pourront se payer.

Les AGF avaient tentées l’expérience en 2006 en proposant une assurance haut de gamme à 1000 euros par mois qui permettait l’accès au meilleurs généralistes et spécialistes, à la technologie dernier cri, une gratuité totale…

Il n’y a pas d’autres alternatives que la suppression des tarifs non conventionnels avec un renforcement des sanctions pour les médecins qui refusent les titulaires de la CMU, CMU-C et AME. Le secteur 2 mis en place en 1980 par le gouvernement de Raymond Barre doit être remis en cause parce qu’il a favorisé les inégalités et exclu progressivement les plus pauvres de certains soins comme l’ophtalmologie. Est-il normal de voir dans certaines grandes villes des spécialistes demander près de 80 euros pour 20 mm de consultation.

Enfin il est fondamental de remettre en cause le principe du Numerus Clausus qui a fait tant de dégâts et dont les effets vont continuer à se faire sentir au moins jusqu’en 2015.

Le relèvement de 3500 à 7000 diplômés et l’aide financière à l’installation ne suffiront pas à convaincre assez de jeunes médecins de s’installer dans les quartiers populaires ou ruraux.En effet bon nombre d’entre eux souhaite une qualité de vie meilleure avec des horaires plus compatible avec une vie de famille.

Malgré tout les Hôpitaux n’échappent pas à cette situation, en effet la tarification à l’acte T2A pousse les établissements dans une logique économique avec une multiplication des actes médicaux et chirurgicaux. Les bénéficiaires de la CMU n’avancent pas d’argent et les remboursements sont plus ou moins longs. Enfin les plus démunis comme les SDF sont souvent atteints de maladies chroniques qui nécessitent des longs séjours et du repos incompatible avec la logique marchande de la T2A.

Pour INDECOSA-CGT il faut bannir cette logique comptable de certains hôpitaux et renforcer l’accueil des plus démunis.

En revanche nous restons prudent par rapport aux établissements spécialisés dans l’accueil des sans abris. En effet, l’hôpital doit garder son caractère universel et égalitaire ouvert à tous.

Arnaud Faucon Secrétaire National INDECOSA-CGT

 

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Sécurité sociale : la santé en souffrance après 50 ans de casse et d’exonérations patronales !

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Sécurité sociale : la santé en souffrance après 50 ans de casse et d’exonérations patronales !  dans Infos blog-logo01

Elle est loin de l’époque d’Ambroise Croisat, où la Sécurité sociale remboursait à 95% des médicaments ! Aujourd’hui la Sécurité sociale rembourse officiellement les dépenses de santé à 75%, mais ce chiffre cache de grandes disparités.

Hormis les affections de longue durée (ALD), prises en charge à 100 % par l’assurance maladie, les soins courants ne sont aujourd’hui remboursés qu’à hauteur de 55 %.

Cette tendance s’est renforcée au fil des ans avec l’accumulation de différents frais restant à la charge des patients ou de leur complémentaire santé. Les dépassements d’honoraires des médecins en font largement partie, puisqu’ils représentent aujourd’hui 2,4milliards d’euros par an.

Dans certaines villes, comme Paris, ils peuvent atteindre 150 % du tarif opposable, soit 70 euros pour une consultation de spécialiste, au lieu de 28 euros en secteur 1. Dans certaines villes

les honoraires peuvent représenter cinq fois les tarifs de la « Sécu » !

A sa création du forfait hospitalier, en 1983, il était de 20 francs, soit 3,05 euros.

Depuis le 1er janvier 2010, il s’élève à 18 euros par jour, après être passé de 13 à 14 euros en 2005, suite à la réforme de l’assurance maladie de 2004, puis à 15 euros en 2006 et à 16 euros en 2007.

En  moins de trente ans, la hausse du forfait hospitalier aura été de 490 % en euros courants !

A cela s’ajoutent les franchises instaurées en 2004, que les contrats solidaires et responsables ne sont pas autorisés à rembourser.

Les malades doivent donc s’acquitter de 1 euro à chaque consultation ainsi que pour chaque acte de biologie, excepté à l’hôpital. Autres franchises créées en janvier 2008 : 50 centimes par boîte de médicaments et 2 euros par transport sanitaire, cette dernière étant plafonnée à 4 euros par jour.

Pour l’ensemble des franchises, la participation de l’assuré est limitée à 50 euros par an.

Seules les femmes enceintes, les enfants et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) sont exonérés de ces participations.

Mais dans le cas des femmes enceintes, il s’agissait de compenser les fermetures de maternités pour des raison budgétaires, décision dont l’actualité montre toute la nocivité.

Les personnes souffrant d’une ALD sont, quant à elles, touchées de plein fouet.

De fait, « la charge financière pèse plus fortement sur les individus malades ou à faibles revenus et peut les contraindre à renoncer à des soins utiles », a déploré l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) dans une étude sur les comportements d’achat de médicaments, suite à la mise en œuvre des franchises de 2008. 

En 2012, la question du renoncement aux soins est devenue centrale.

la question financière est la principale cause de renoncement aux soins, marque de la baisse générale du pouvoir d’achat des salariés et de la montée de la précarité.

La Sécurité Sociale est à reconstruire d’urgence ! Il y va de la justice sociale et de la santé publique !

La prédation financière des spéculateurs et la cupidité patronale doivent reculer devant l’intérêt général !

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