Infos luttes UD CGT 76
Posté par UL CGT ELBEUF le 9 novembre 2012
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Posté par UL CGT ELBEUF le 9 novembre 2012
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Posté par UL CGT ELBEUF le 9 novembre 2012
Le Premier Ministre vient d’annoncer de nouvelles mesures présentées au nom du développement industriel et de l’emploi.
Alors que trois rapports publics ont souligné le manque d’évaluation de l’efficacité des aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises :
Le dispositif Ayrault est fondé sur la logique contestable et contestée de la baisse du coût du travail. La « première mesure massive, et sans précédent » consiste en un « allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail ». Ce nouveau cadeau s’ajouterait aux 172 milliards d’aides dont bénéficient déjà les entreprises. Contrairement à ce que demande la CGT, leur efficacité en terme d’emplois et d’investissement productif n’a toujours pas été examinée sérieusement.
L’avenir de l’Industrie et de l’Emploi nécessite un nouveau mode de développement fondé sur une véritable valorisation du travail. C’est le travail qui est créateur de richesse et c’est bien le capital qui coûte cher. En trente ans, la masse salariale des entreprises a été multipliée par 3,6 alors que la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20. C’est la première cause de la baisse des investissements et la désindustrialisation.
Assurer ce nouveau mode de développement nécessite de lutter contre la spéculation en mettant notamment à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers.
Montreuil, le 7 novembre 2012
Téléchargez la déclaration CGT pour impression et affichage
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Posté par UL CGT ELBEUF le 9 novembre 2012
Le rapport Gallois est une nouvelle pierre de lancée contre les salaires et le pouvoir d’achat, et donc contre l’emploi.
Il propose de transférer 30 milliards d’euros de cotisations patronales vers la CSG et la TVA.
Ce sont une nouvelle fois les salariés et les retraités qui vont payer.
Et comme à chaque fois que l’on transfère des cotisations patronales vers les salariés et les retraités, cela alourdira les charges sur le pouvoir d’achat.
Cela aura donc pour conséquence une nouvelle baisse de la consommation, et don une réduction des débouchés de la production des entreprises, une baisse de l’activité économique, et donc conduira à une augmentation du chômage.
Le rapport Gallois prend pour base le dogme patronal selon lequel les salaires et les cotisations sociales seraient trop lourds, et qu’il faudrait les réduire. Or les salaires ne représentent plus aujourd’hui que 20% du prix des produits. Ce qui coûte cher en France comme ailleurs, c’est le coût du capital.
On paye aujourd’hui deux fois plus d’argent pour les dividendes aux actionnaires qu’on en paye pour les cotisations sociales.
Pour la CGT, la solution est à l’opposé du rapport Gallois : il faut au contraire augmenter les salaires pour relancer la production par la consommation, et réformer le financement de la sécurité sociale.
La CGT ne méconnaît pas les enjeux de compétitivité de l’économie, mais ceux-ci ne peuvent être approchés à partir d’une approche étriquée en termes de coût du travail. Ils posent la question d’une autre approche du développement économique que celle dominée par les exigences de rentabilité du capital et supposent des mesures telles qu’un renouveau de la politique industrielle et une transformation du rôle du système financier passant notamment par la création d’un pôle financier public.
Concernant le financement de la protection sociale la CGT réaffirme que le financement de la Sécurité sociale doit rester fondé sur la création de richesses dans le cadre de l’entreprise.
La CGT revendique depuis de nombreuses années une réforme ambitieuse du financement de la Sécurité sociale qui soit au service du développement de l’emploi.
La CGT propose (rappel):
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Posté par UL CGT ELBEUF le 9 novembre 2012
Nous vous conseillons la lecture de l’article de Christine Jakse : « Vous avez dit baisser les charges ? » publié dans le Monde diplomatique de novembre
C’est un excellent article qui rappelle le termes de l’arnaque; En voici un extrait:
(…) « Coût du travail » au lieu de « salaires » ; « charges » au lieu de « cotisations » : trente années de convergence politique entre la droite et la gauche de gouvernement ont banalisé :
« Ces associations verbales et mentales, élevées par les médias au rang d’évidences, ont accompagné l’accomplissement d’un dessein poursuivi par tous les gouvernements successifs : baisser les salaires au nom de l’emploi.
« Car la cotisation – réduite pour faciliter l’embauche de travailleurs peu payés, de jeunes ou de chômeurs, supprimées pour les auto-entrepreneurs ou pour le commerçants installés dans une zone franche urbaine, etc. – constitue aussi du salaire :
« Elle est aussi prélevée sur la richesse produite dans l’entreprise ; mais à la différence du salaire net, versé à la fin du mois sur le compte en banque de l’employé, elle est perçue par les caisses de sécurité sociale.
Lesquelles financent les soins et les salaires des soignants, les pensions des retraités, les indemnités journalières des malades, ainsi que les allocations familiales et les allocations chômage.
« Comme le salaire direct, fixé à l’issue de négociations collectives de branche et adossé à la qualification professionnelle, la cotisation relève d’un barème établi par l’Etat – ou, pour l’assurance chômage, négocié entre le patronat, les syndicats, et le gouvernement.
« L’indemnité journalière, le taux de remboursement des médicaments, le barème de prise en charge de l’acte médical ne constituent pas des prix de marché (fixé par la rencontre de l’offre et de la demande), mais découlent de rapports sociaux et d’arbitrages politiques. »
On comprend pourquoi Mme Parisot présidente du Medef, a estimé mardi soir que le gouvernement avait eu « une bonne réaction » après la présentation dans la matinée des mesures pour relancer la compétitivité des entreprises françaises par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
« Nous avons été entendus », s’est félicité sur France-2 la patronne des patrons. « Avec le rapport Gallois (…), puis ce matin avec les annonces du Premier ministre, il est clair que la question de la compétitivité est au centre de la table et que des mesures sérieuses sont envisagées pour essayer de redresser les choses », a-t-elle continué, les yeux brillants.
Car en transférant des cotisations patronales sur la CSG ou la TVA, c’est le salaire que l’on baisse. C’est un coup de bonneteau; « ni vu ni connu j’embrouille ! ».
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