Pont Mathilde de Rouen: lettre de l’Union départementale CGT au Préfet de Seine-Maritime
Posté par UL CGT ELBEUF le 23 novembre 2012
Depuis plusieurs jours, les salariés Seino-Marins subissent d’importants désagréments suite à l’accident survenu sur le pont Mathilde.
Certes des mesures ont été prises, mais elles sont loin de répondre à toutes les problématiques du moment.
Les questions liées à cette situation dépassent les simples notions de plan de circulation. Elles touchent aujourd’hui l’organisation du travail et de la vie. Même si nous mesurons les difficultés rencontrées et les premières réponses apportées, ce dossier ne peut pas n’être vu que par les élus ou les services de l’Etat.
Pour exemple :
- 1. Les postiers qui assurent le portage/collectage ne sont plus en mesure de respecter les horaires prévus dans les contrats, cela nécessite bien évidemment des mesures de réaménagement des tournées, tout en abordant la problématique emploi.
- 2. Des salariés arrivent en retard régulièrement, il n’est pas question de voir un de ceux-ci licencié pour ce motif, des mesures doivent être envisagées de manière très large en terme d’aménagement des horaires de travail.
- 3. Partir plus tôt, rentrer plus tard implique pour beaucoup de salariés des horaires de garde d’enfants supplémentaires et donc à l’heure où les salaires n’augmentent pas, une baisse du pouvoir d’achat.
Monsieur le Préfet, au regard de ces trois exemples, vous conviendrez que la situation liée à la fermeture du pont Mathilde nécessite de réunir autour d’une même table : les représentants de l’Etat, des collectivités locales, des salariés, des usagers et du patronat Seino-Marins.
Pour la CGT, depuis plus de quarante ans, nous portons des propositions sur la question des transports en Seine-Maritime tant sur le plan du fret que du voyageur. C’est à l’occasion du 27ème congrès de notre union départementale, en novembre 1970, que dans le rapport adopté par les congressistes figurait l’interdiction des transports de matières dangereuses par camion, favorisant ainsi le transport par le fret SNCF.
De notre point de vue, la situation d’aujourd’hui appelle des mesures immédiates et des mesures à moyen et long termes. Nous sommes disposés à apporter notre contribution à la réflexion, favorisant le transport collectif en Seine-Maritime. Or le conflit à la TCAR, avec le refus de la direction de répondre aux revendications des salariés n’est pas fait pour favoriser le développement du transport urbain dans l’agglomération rouennaise. Dans le même registre, les problématiques rencontrées aujourd’hui à la SNCF ne sont pas de nature à améliorer les conditions de transport des usagers de Seine-Maritime.
Comptant sur votre attachement à la qualité de vie des Seino-Marins, au travail et hors travail, nous restons à votre disposition sous la forme que vous jugerez utile.
Dans l’attente, recevez Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments distingués.
Le Secrétaire Général
Régis GASSE
Rouen le 14 novembre 2012





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