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Après les «pigeons», les gros poissons ?

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Après les «pigeons», les gros poissons ? dans Infos blog-logo017

Sous Sarkozy, le grand patronat était exaucé sans avoir besoin de médiatiser ses revendications. Aujourd’hui, tous les moyens sont bons pour faire pression sur le nouveau gouvernement.

Nous l’avions plus d’une fois noté : le programme de l’UMP était celui du Medef, et les désaccords parfois affichés ne servaient qu’à amuser la galerie.

Maintenant que Nicolas Sarkozy arrondit ses fins de mois autrement et que François Hollande a repris le flambeau, Le patronat continue à peser pour faire avancer ses revendications, tandis que l’UMP songe à descendre dans la rue…

C’est pourquoi certains usent de moyens inédits tandis que d’autres s’en remettent à la grande presse toujours au service du patronat, comme Carlos Ghosn dans Le Figaro le mois dernier [1] ou, ce week-end, une brochette de 98 PDG appelant, dans le Journal du Dimanche [2], à « baisser le coût du travail » — alors qu’eux-mêmes perçoivent de très hauts salaires — et à « rendre l’Etat plus économe » — alors que l’Etat offre chaque année aux entreprises, essentiellement les plus grandes, plus de 170 milliards de cadeaux par an soit 9% du PIB [3], accordés sans contrepartie notable sur l’investissement et l’emploi, entre niches fiscales, sociales et autres « dispositifs dérogatoires ».

Mais 30 milliards de cadeaux fiscaux cela ne leur suffit pas : il leur faut 30 milliards de plus !

L’UMP avait l’habitude de pointer l’ »assistanat » des plus pauvres, allant jusqu’à le qualifier de « cancer de la société ».

Pourtant en France, l’assistanat des patrons — qui font la pluie et le beau temps de l’emploi — est autrement scandaleux… mais traité avec une particulière discrétion.

Même chose pour le prétendu « coût du travail » : celui du PDG et de l’actionnaire va de soi… mais pas celui du Smicard qui n’a aucun « mérite ».

Quant aux prétendues « charges sociales » (qui sont en réalité des « cotisations sociales »), il ne faut pas se tromper: pour les spéculateurs, c’est le « tout le salaire » lui-même est une « charge sociale »; d’où la mise en avant médiatique du bénévolat !

Quant à l’argument de la «compétitivité» — qui mise sur l’export au détriment de la demande intérieure, et donc du bien-être des citoyens, comme on le voit en Allemagne [4] —, il se place dans une logique de mondialisation « heureuse » où règnent dumping fiscal et moins-disant social.

Il est dans l’ordre des choses que les salariés des pays dits « développés » s’appauvrissent désormais au bénéfice de ceux des pays « émergents » (en réalité, au bénéfice des multinationales et des « 1% » les plus riches de la planète). 

Pour les patrons, il serait aujourd’hui dans « l’ordre des choses » de continuer à démanteler les acquis des salariés, autrefois arrachés de haute lutte.

Le temps que les peuples exploités des pays « émergents »rejoignent à leur tour, par leurs luttes, le niveau de vie arraché dans les années 50 et 60 jusqu’aux années 90 en France, et qui s’est dissolu par manque de vigilance et désyndicalisation, les rapaces qui nous dominent ont encore de la marge ! Notons cependant qu’en Chine, le salaire minimum vient d’être augmené de 20% pour la 3e année consécutive, et que les salariés chinois bénéficient désormais de 3 semaines de congés payés. Même si l’on est encore très loin des acquis des salariés occidentaux, au rythme où ils se réduisent en France, l’écart entre les niveaux de vie se réduit aujourd’hui très sérieusement. 

A l’échelle de la France, l’Afep et le Medef poursuivent leur travail d’intimidation afin d’augmenter encore la rentabilié des investissements des péculateurs.

Pour eux, tant pis si les citoyens français ne peuvent plus consommer, et soient contraints peu à peu de renoncer à leur protection sociale et à une vie décente : le monde est vaste et les profits seront faits ailleurs ! Les Français s’en doutent bien, eux qui ont une très mauvaise opinion des grands patrons.

Qu’à cela ne tienne : le gouvernement a cédé aux «pigeons». Et il a failli céder sur les 35 heures; mais là c’était un peu gros (ou peut-être un peu trop tôt ?).

Ce qui est sûr c’est que si les salariés laissent faire, et ne se mobilisent pas, le gouvernement risque de céder encore et encore. Il n’y a pas de fin à l’appétit de profit, ni à la cupidité des actionnaires.

Il risque de céder sur 30 milliards d’exonérations nouvelles, qui seraient transférées sur la CSG qui est payée principalement par les salariés et les retraités; voilà l’enjeu !

Ne laissons pas faire !

D’où l’urgence pour les salairés de se mobiliser, et d’être massivement dans la rue le 14 novembre, journée européenne d’action contre l’austérité et pour le progrès social.

Et l’urgence pour les salariés de renforcer leurs syndicats, et principalement la CGT.

[1] Le patron de Renault, qui a gagné 10 millions d’euros l’année dernière, pointait «un problème de coût du travail», selon lui trop élevé, et appelait le gouvernement à davantage de «flexibilité» pour une meilleure «compétitivité»…
[2] La semaine dernière, le JDD s’est également distingué en publiant une chronique du journaliste Axel de Tarlé sur la trop grande générosité de la France en matière d’indemnisation du chômage…
[3] Ces 172 milliards englobent les 30 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales accordées aux employeurs, notamment sur les bas salaires. Des allègements, assumés par l’Etat et la Sécu, qui ont connu une progression de près de 60% en dix ans.
[4] L’Allemagne compte 16% de pauvres et 25% de travailleurs pauvres ou précaires. Même ses retraités sombrent dans la misère et l’espérance de vie sans incapacité a chuté, passant en dix ans de 60 ans à 56,7 ans pour les hommes et de 64,3 à 57,7 ans pour les femmes.

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La Fère (Aisne) – Un nouveau suicide à La Poste : la réaction syndicale CGT

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

 

 

 

 

Un nouveau drame vient de se dérouler au sein même de La Poste de La Fère dans l’Aisne où un postier âgé de 55 ans a mis fin à ses jours en allant se pendre dans son bureau le mercredi 31 octobre après-midi.

La CGT tient à apporter toute sa solidarité à sa famille, ses proches ainsi qu’à ses collègues postiers.

Combien de drames faudra-t-il encore supporter pour que le processus destructeur qui génère un épuisement physique et psychique des postiers soit enfin stoppé ?

Combien de morts va-t-il falloir pour que ce gouvernement prenne des mesures ?

Quel changement ont vu les postiers et les salariés de ce pays depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir ? Aucun.

Aujourd’hui, c’en est plus qu’assez et les postiers sont tristes et en colère.

Aujourd’hui il y a urgence à reconsidérer ceux qui travaillent et qui sont bien les seuls à produire de la richesse.

 

 

Déclaration de Bernard Dupin, élu CGT au Conseil d’Administration de la Poste :

La Poste traverse une grave crise sociale et managériale : humiliations et burn-out, désorganisation de l’activité, injonctions paradoxales, pathologies de surcharge… La décision de supprimer massivement les emplois et de réorganiser sans contrôle l’entreprise est à l’origine d’une conduite du changement pathogène et de la dégradation de l’état de santé physique et psychique des postiers.

D’autre part, en guise de dialogue social, La Poste connait le flicage des consignes et des activités quotidiennes, les sanctions disciplinaires ou l’exclusion des agents qui ne peuvent suivre le rythme, la chasse aux militants syndicaux qui défendent une autre politique, l’humiliation des cadres qui refusent de faire de l’abattage.

Parallèlement, des « réorganisations » successives désorganisent l’activité et font baisser au total la qualité de service de 50 %.

Il y a aujourd’hui plus qu’une situation d’urgence à prendre en compte à La Poste et qui nécessite des mesures concrètes alors que les postiers sont confrontés à des discours de bonnes intentions de la part des dirigeants de La Poste ou a un mutisme complet du ministère de tutelle qui est pourtant le premier actionnaire du Groupe.

La Direction de La Poste et les deux actionnaires que sont l’Etat et la Caisse des dépôts et Consignations doivent prendre toutes leurs responsabilités au niveau social et humain en changeant de politique et de mise en œuvre de leur stratégie.

Si l’on recherche l’imputabilité des suicides ou à déterminer des responsabilités, il parait évident que le système économique et la stratégie politique poursuivie maintenant depuis des années au sein de ce grand Groupe public est responsable de cette situation dramatique.

Une politique basée sur les suppressions d’emplois, la vente du patrimoine, la baisse des charges, la recherche de la productivité à tous prix, un management agressif ou la course aux dividendes, a trouvé ses limites dramatiques.

Il est temps désormais de considérer que La Poste n’est pas un service marchand, mais un service public qui doit répondre aux besoins de la population.

Il devient urgent et possible de faire des choix qui permettent aux salariés de s’épanouir au travail tout en lui donnant du sens et en préservant l’équilibre vie professionnelle/vie privée.

Tout doit être mis en œuvre pour que les salariés de La Poste sortent de leur isolement et trouvent dans l’action collective une issue porteuse d’espoir et de perspectives.

Le 2 novembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La mobilisation des salariés a fait reculer PSA

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

La mobilisation des salariés a fait reculer PSA dans Infos blog-logo016

Les salariés d’Aulnay ne se sont pas laissés diviser.

La direction voulait nous diviser en essayant de muter (en provisoire !) toute une partie d’entre nous, sans avoir discuté d’aucune des conditions et sans aucune garantie.
C’est le rejet massif des salariés de cette division qui a fait reculer la Direction. Ce rejet s’est traduit notamment par la motion des syndicats d’Aulnay contre, signé par plus de mille salariés en une journée ! Et le 25 octobre, la pression a été mise par 400 salariés qui se sont rendus à Paris et une centaine de salariés qui sont allés à Faurécia Méru (filiale à 57 % de PSA ) qui fabrique les planches de bord C3, DS3, 208, espace Renault et Smart.
La direction centrale a donc dès le début de cette réunion du CCE renoncé à sa manœuvre de division sur les mutations qui s’est finalement retourné contre elle puisqu’elle a dû accepter un début de négociation. Un 1er rendez-vous est prévu le 7 novembre à Paris pour établir un calendrier de réunions, la composition des délégations et les « thèmes » abordés.
La CGT a insisté pour élargir les délégations syndicales aux salariés non-syndiqués.
Ces négociations doivent aboutir à un accord groupe mais il faut aussi un accord spécifique pour Aulnay qui est forcément un cas à part.
PSA va vouloir faire des négociations express, bouclées en 2 mois. Pas question ! Ce sont les salariés et eux seuls qui décideront quand les négociations seront terminées.
Il faut constituer le cahier de revendications des salariés et l’imposer.
Pour les réunions du 7 novembre et la réunion tripartite du 8 novembre (avec le Préfet et PSA) il est impératif de présenter un cahier de revendications unique regroupant toutes les revendications des salariés.
Cela veut dire qu’il faut que tous les salariés continuent à mettre par écrit leurs revendications. Ensuite, il faudra les réunir en un cahier unique qui devra être validé par le plus grand nombre de salariés en Assemblée Générale.
Réunion tripartite à Bercy du 25 octobre : une opération de communication.
Comme nous l’avions prévue, il n’en est rien ressorti : PSA n’a strictement rien cédé et le Gouvernement, en la personne de Montebourg, n’a strictement rien demandé. Nous avons rappelé les revendications des salariés et dénoncé la politique de PSA à Aulnay de faire monter la tension notamment avec les retraits illégaux sur les payes.
7 milliards pour garantir les profits de PSA et rien pour garantir nos emplois.
Le Gouvernement va garantir à hauteur de 7 milliards les emprunts de la Banque PSA Finance. Une banque pourtant bénéficiaire ces dernières années (271 millions d’euros de bénéfices au 1er semestre) et qui dispose de 8 milliards de liquidités d’après le directeur financier de PSA.
C’est une provocation supplémentaire, de garder grand ouvert le robinet des aides publiques (nos impôts) pour PSA, alors que l’entreprise s’apprête à licencier et affirme que cette aide de l’Etat ne change rien au plan de suppressions d’emplois !
Pour défendre nos emplois, imposer nos conditions et nos garanties nous ne pouvons compter que sur notre propre force, notre nombre et notre détermination
 
CGT PSA Aulnay

Le 29 octobre 2012

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Retraite anticipée à 60 ans: Le décret est entré en application le 1er novembre

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Retraite anticipée à 60 ans: Le décret est entré en application le 1er novembre  dans Infos blog-logo015

Suite à l’adoption par le Conseil des ministres, en juin 2012, du décret remettant en cause une partie de la réforme des retraites mise en place sous le gouvernement précédent, la Cgt avait salué cette avancée vers un retour au droit à la retraite à 60 ans pour tous.

Finalement, en moyenne, un salarié sur quatre du régime général, dont seulement un tiers de femmes, aura la possibilité d’un départ à la retraite à 60 ans.

Il faut donc que soit améliorée la prise en compte de la maternité, tout comme la distinction maintenue entre périodes validées et périodes cotisées.

Si ce décret est un premier pas positif, la Cgt appelle de ses voeux l’ouverture de véritables négociations permettant de revenir sur les dossiers de fond, en particulier la pénibilité et le financement des régimes.

Les bénéficiaires du dispositif, qui entre en vigueur le 1er novembre, pourront s’arrêter de travailler entre neuf mois (pour la génération de 1952) et deux ans (pour celle de 1955) plus tôt que ce que prévoyait la réforme de 2010 :

PERSONNES NÉES LE 1ER NOVEMBRE 1952

Age d’ouverture des droits selon la réforme de 2010 Date de départ possible selon réforme de 2010 Date de départ possible avec le dispositif Gain lié à la mesure
60 ans + 9 mois 1/8/2013 1/11/2012 9 mois

PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1953

Age d’ouverture des droits selon la réforme de 2010 Date de départ possible selon réforme de 2010 Date de départ possible avec le dispositif Gain lié à la mesure
61 ans + 2 mois 1/3/2014 1/1/2013 1 an + 2 mois

PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1954

Age d’ouverture des droits selon la réforme de 2010 Date de départ possible selon réforme de 2010 Date de départ possible avec le dispositif Gain lié à la mesure
61 ans + 7 mois 1/8/2015 1/1/2014 1 an et 7 mois

PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1955

Age d’ouverture des droits selon la réforme de 2010 Date de départ possible selon réforme de 2010 Date de départ possible avec le dispositif Gain lié à la mesure
62 ans 1/1/2017 1/1/2015 2 ans
 
 
 

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L’Urgence à tirer les enseignements de l’accident du Pont Mathilde à Rouen

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

L'Urgence à tirer les enseignements de l'accident du Pont Mathilde à Rouen dans Infos blog-logo014

rouen-pont-mathilde30-10-2012-copie-11-300x168 dans Infos

L’accident grave qui s’est produit le lundi 29 octobre sur le pont Mathilde à Rouenpose avec une acuité nouvelle l’urgence de la modernisation du transport et de la revalorisation du ferroviaire et du fluvial.

Un semi-remorque chargé de carburant à pris feu sur le pont Mathilde de Rouen, après avoir heurté un autre camion, heureusement sans conséquences humaines majeures.

Cet accident a détruit le tablier du pont, et provoqué immédiatement les coupures de communications Internet et téléphone, car de nombreux câbles traversent la Seine en utilisant ce pont.

La coupure du pont Mathilde, utilisé par 80 000 véhicules chaque jour, va produire de grosses difficultés de circulation dans l’agglomération rouennaise. Il va faire principalement souffrir les salariés pour se rendre à leur travail, allonger les amplitudes de travail, accroître la fatigue, et provoquer sans doute d’autres accidents.

Les difficultés de transport se trouvent aussi accrues du fait que les accès définitifs du pont Flaubert ne sont pas réalisés. Il lui sera difficile de supporter une telle augmentation du trafic, car l’arrêt de circulation sera complet pendant de nombreux mois sur cet axe important, reliant les deux rives de la Seine.

Parmi les conséquences, il y a évidement le coût des remises en service du pont à la circulation. Qui paiera?

 

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Rouen (Seine-Maritime) : Incendie au Pont Mathilde et effectifs techniques à Orange

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Rouen (Seine-Maritime) : Incendie au Pont Mathilde et effectifs techniques à Orange dans Infos blog-logo013

rouen-pont-mathilde30-10-2012-copie-1-300x168 dans Infos

Le 29 octobre 2012 a été marqué à Rouen par de gros nuages de fumées à l’est, et d’énormes embouteillages en ville.

Un incendie s’est déclenché sur le pont Mathilde, qui est l’un des principaux ponts sur la Seine, à la suite d’un accident entre deux poids lourds dont un camion citerne.

22 000 litres de gasoil et 9000 litres de super ont brûlé pendant plusieurs heures, détruisant la chaussée, mais pas seulement.

La vision du tablier du pont fissuré, soulevé, déformé est saisissante. Combien de temps de fermeture ? Pour l’instant, le chiffre est de 3 semaines date où seront rendues les conclusions des experts. Le nouveau plan de circulation est élaboré en ce moment. Il sera rendu public mercredi à 16 heures à la préfecture.

L’incendie a provoqué des dégâts majeurs sur des câbles de transport du réseau télécom qui l’utilise pour la traversée de la Seine. Huit gros câbles ont fondu lors de l’accident de camion. Des abonnés d’Orange et d’autres opérateurs, professionnels ou entreprises sont touchés.

Évidemment la direction a immédiatement mis en place une cellule de crise. Mais la raréfaction des effectifs techniques à France Telecom l’a contrainte à faire appel à des équipes techniques de tout le périmètre de l’Unité d’Intervention Normandie (UIN) à partir de la mi-journée. En effet, il n’existe plus d’équipes régionales à France Telecom pour faire face à de tels événements, la privatisation de France Telecom ayant provoqué leur dissolution. L’entreprise a donc mobilisé les dernières compétences qui existent de manière éparse sur un territoire qui couvre 5 départements.

35 à 40 techniciens, une partie de Rouen, les autres venant du Havre, de St Lô, et de Caen, sont sur place depuis que les pompiers ont éteint le feu, et que la préfecture leur a permis d’intervenir sur les lieux. Des équipes d’une dizaine de techniciens en moyenne, se relayent 24h sur 24 sur le site pour rétablir le service dans les meilleurs délais. Devant l’ampleur des dégâts, le tirage de nouvelles fibres optiques a été décidé.

Devant l’ampleur et l’urgence des travaux la direction a contacté l’inspection du travail pour lui demander une dérogation pour les horaires de travail, afin d’étendre la durée journalière à 12h, et de réduire l’inter vacation à 9h.

Cet accident pose une nouvelle fois le problème des effectifs à France Telecom, et la nécessité de remplacer tous les départs pour conserver des compétences et assurer l’avenir. La moyenne d’âge des techniciens dépasse les 50 ans, et les compétences risquent de disparaître.

Si le feu a été éteint sur place, il y a le feu pour que l’entreprise conserve ses capacités d’action à l’avenir !

G P

Source : CGT C.E. Orange – Normandie-Centre  

 

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France Télécom/Orange : doux avec la Finance, dur avec le travail !

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

France Télécom/Orange : doux avec la Finance, dur avec le travail ! dans Infos blog-logo012

Lu sur le site de la Dédération CGT FAPT

2 milliards d’€ pour les actionnaires, 7 000 destructions d’emploi de 2013 à 2015 et accélération du plan d’économie tous azimuts (Chrysalid) la finance prend encore le pas sur le reste !

Concernant les chiffres du troisième trimestre 2012 :

France Télécom s’en sort mieux que les autres opérateurs puisque qu’il annonce une hausse de 3,1% du nombre de clients sur un an (sept 2011 sept 2012). Cependant compte tenu de la baisse des prix liée à l’arrivée de Free et de l’impact de la régulation et des taxes (qui pèsent pour 673 M€), le chiffre d’affaires est en diminution de 826 M€ (-3,5% en base comparable et- 4,8% pour la France).

Cela a évidemment un impact sur l’EBIDA en retrait de 800 M€ (-7,3%) par rapport à l’an dernier.

C’est pourquoi, pour tenir les objectifs financiers (8 MDS de cash flow et 2% de dette nette sur EBIDA) la direction à :

  • - Confirmé la destruction de 7000 emplois de 2013 à 2015 avec le non remplacement de deux salariés sur trois partant à la retraite dans la même
    période,
  • - Annoncé l’accélération et l’augmentation du plan Chrysalid en 2013 et 2014 (vaste plan d’économie de 2,5 Mds d’euros qui passerait a 3 milliards). Cela fait déjà resurgir une souffrance au travail dans la plupart des services (non remplacement des départs, forte baisse de la rémunération variable (PVV), la baisse du salaire fixe des fonctionnaires depuis 2010 (gel du prix du point), pressions sur les objectifs, retour des outils de contrôle des moindres faits et gestes des salariés, volonté de flexibiliser les horaires de travail, polyvalence des taches, suppression de 150 boutiques, pression sur les sous traitants et les prestataires….
  • - Annoncé une baisse du dividende pour 2012 et 2013 de 1,4 € à 0,8 € par action. Cela se traduira tout de même par un reversement total sur 2012 de plus de 2 Mds de dividendes !!!

Pour la CGT, il faut un autre partage des richesses en faveur de l’emploi, des salaires, de l’investissement et de la recherche.

Il est inadmissible qu’une entreprise qui fait des bénéfices et reverse des dividendes, se permette de détruire 7000 emplois, particulièrement dans cette période de crise.

Avec 227 millions d’abonnés, 45 milliard d’€ de chiffres d’affaires, 15,5 milliards de liquidité, 3,8 milliards de bénéfice net, 165000 salariés dont 85 000 en France, une entreprise comme France Telecom/Orange a les moyens d’accélérer les investissements dans la fibre, la 4G, de remplacer les 30 000 départs prévus d’ici 2020, d’investir dans la R et D et ainsi de participer à la sortie de la crise.

C’est pour cela que la CGT appelle les salariés à investir pleinement les deux journées d’actions des 13 et 14 novembre.

Le 13 novembre à l’appel de la CFDT, CGT, SUD, UNSA sur l’emploi dans le secteur des Télécoms.

Le 14 novembre, en montant d’un cran dans le niveau de l’action, avec toutes les professions a l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats contre l’austérité, pour une Europe vraiment sociale .

pdf-dist Téléchargez le communiqué de la fédération CGT FAPT

 

 
 

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Santé et pauvreté : Les dispositifs d’aides restent insuffisant pour prévenir l’exclusion médicale.

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Santé et pauvreté : Les dispositifs d’aides restent insuffisant pour prévenir l’exclusion médicale. dans Infos indecosa

Source: Indecosa-CGT, association de consommateurs CGT

Selon une enquête de institut CSA, 1 français sur 5 renonce très fréquemment à se soigner. Pour expliquer cette situation, 57 % des personnes disent manquer d’argent pour se soigner. Dans 41 % des cas ils jugent que le remboursement est insuffisant et dans 18 % ils renoncent parce qu’il n y’a pas de prise en charge.

Les personnes les plus exposées sont selon l’enquête les jeunes, les chômeurs et les assurés sociaux sans mutuelle.

Pour INDECOSA-CGT ce sondage vient conforter le ressenti des adhérents sur les territoires. Ce qui revient le plus souvent dans les discussions se sont les déremboursements des médicaments, les franchises médicales et les dépassements d’honoraires. A titre d’exemple on peut citer l’opération de la cataracte qui peut être facturée à Nantes 772 euros soit 500 euros de plus que la sécu. Les montants facturés au-delà du barème de la sécurité sociale c’est 2,4 milliards en 2011. 

Les différents dispositifs solidaires permettent aux personnes les plus fragiles d’obtenir des soins de qualité sans que cela grève leur budget. Malgré tout un certain nombre de médecins spécialistes rechignent à prendre en charge des patients jugés pas très « lucratifs ». Dans une enquête parue en 2006 dans le département du Val de Marne on constate que sur 215 médecins contactés, 41 % des spécialistes et 39 % des dentistes refusent de donner un rendez-vous à des bénéficiaires de la CMU. (Cette enquête a été menée par téléphone avec des patients mystères). Selon l’enquête l’idée est de ne pas refuser directement le patient c’est de le dissuader par une date de rendez-vous très éloignée et par des phrases : « adressez vous à un confrère ou allez à l’hôpital ». Dans une autre enquête publiée par Médecin du monde en Mai 2006 on constate que sur 725 médecins, 37 % refusent de donner rendez vous à des personnes d’origine étrangère qui bénéficient de l’AME (Aide Médicale d’Etat). Les arguments de certains spécialistes pour justifier ce type de pratiques est toujours le même : Manque de ponctualité, Ne connaissent pas le système médical, ont un train de vie sans rapport avec la CMU….

Ce qui pose aujourd’hui problème dans les négociations entre la sécurité sociale, les mutuelles et les syndicats de médecins c’est que personne ne parle de cette situation qui perdure depuis des années. On parle de la mise en place d’un « contrat de soin » pour permettre de minimiser les dépassements pour les plus démunis mais rien de formel pour éviter que perdure la discrimination dont sont victimes les bénéficiaires de la CMU et de l’AME.

Le plus marquant c’est que pour certaines professions il devient très difficile de se soigner sans trouver un spécialiste qui ne fait pas de dépassements d’honoraires.

Toujours à Nantes plus de la moitié des ophtalmologistes sont en secteur 2 autrement dit ils peuvent fixer leurs propres honoraires.frequement ces spécialistes s’installent prés de l’hôpital universitaire ou ils ont été interne. Cette concentration autour des grandes agglomérations pénalise une fois de plus ceux qui sont les moins aisés et qui ont des difficultés à se déplacer.

Si les choses en reste là, nous allons droit vers une « fracture sanitaire » avec un accès aux soins à deux vitesses comme il existe aux Etats-Unis.

En effet en acceptant le principe même des dépassements d’honoraires depuis de nombreuses années on a ouvert la boite de pandore. Lorsque trois mutuelles on lancés en 2001 « santéclair », elles ont ouverts la voix aux principes de la « négociation commerciale santé » comme les centrales d’achat dans la grande distribution. Au départ il s’agit d’obtenir les meilleurs devis pour les soins dentaires ou l’optique. Mais à terme c’est bien de négocier des dépassements d’honoraires plafonnés dont il s’agit.

En effet les mutuelles doivent revenir à l’esprit du Congrès de Bordeaux de mai 1982 : « Le congrès a manifesté son attachement à la politique conventionnelle et son opposition à la pratique des dépassements de tarifs. »

Lors de ce congrès Le Président de la République François Mitterrand avait conforté cette position : « Les améliorations de remboursement seront faites en accord avec les professionnels, faut il le répéter, de manière à éviter tout dépassement, ce qui est, ainsi que vous l’avez rappelé vous-même, Monsieur le Président Teulade, une garantie d’efficacité du système »

Pour INDECOSA-CGT, le recours systématique aux dépassements d’honoraires ouvre grand les portes à des assurances privées que seuls les plus riches d’entre nous pourront se payer.

Les AGF avaient tentées l’expérience en 2006 en proposant une assurance haut de gamme à 1000 euros par mois qui permettait l’accès au meilleurs généralistes et spécialistes, à la technologie dernier cri, une gratuité totale…

Il n’y a pas d’autres alternatives que la suppression des tarifs non conventionnels avec un renforcement des sanctions pour les médecins qui refusent les titulaires de la CMU, CMU-C et AME. Le secteur 2 mis en place en 1980 par le gouvernement de Raymond Barre doit être remis en cause parce qu’il a favorisé les inégalités et exclu progressivement les plus pauvres de certains soins comme l’ophtalmologie. Est-il normal de voir dans certaines grandes villes des spécialistes demander près de 80 euros pour 20 mm de consultation.

Enfin il est fondamental de remettre en cause le principe du Numerus Clausus qui a fait tant de dégâts et dont les effets vont continuer à se faire sentir au moins jusqu’en 2015.

Le relèvement de 3500 à 7000 diplômés et l’aide financière à l’installation ne suffiront pas à convaincre assez de jeunes médecins de s’installer dans les quartiers populaires ou ruraux.En effet bon nombre d’entre eux souhaite une qualité de vie meilleure avec des horaires plus compatible avec une vie de famille.

Malgré tout les Hôpitaux n’échappent pas à cette situation, en effet la tarification à l’acte T2A pousse les établissements dans une logique économique avec une multiplication des actes médicaux et chirurgicaux. Les bénéficiaires de la CMU n’avancent pas d’argent et les remboursements sont plus ou moins longs. Enfin les plus démunis comme les SDF sont souvent atteints de maladies chroniques qui nécessitent des longs séjours et du repos incompatible avec la logique marchande de la T2A.

Pour INDECOSA-CGT il faut bannir cette logique comptable de certains hôpitaux et renforcer l’accueil des plus démunis.

En revanche nous restons prudent par rapport aux établissements spécialisés dans l’accueil des sans abris. En effet, l’hôpital doit garder son caractère universel et égalitaire ouvert à tous.

Arnaud Faucon Secrétaire National INDECOSA-CGT

 

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Sécurité sociale : la santé en souffrance après 50 ans de casse et d’exonérations patronales !

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 novembre 2012

Sécurité sociale : la santé en souffrance après 50 ans de casse et d’exonérations patronales !  dans Infos blog-logo01

Elle est loin de l’époque d’Ambroise Croisat, où la Sécurité sociale remboursait à 95% des médicaments ! Aujourd’hui la Sécurité sociale rembourse officiellement les dépenses de santé à 75%, mais ce chiffre cache de grandes disparités.

Hormis les affections de longue durée (ALD), prises en charge à 100 % par l’assurance maladie, les soins courants ne sont aujourd’hui remboursés qu’à hauteur de 55 %.

Cette tendance s’est renforcée au fil des ans avec l’accumulation de différents frais restant à la charge des patients ou de leur complémentaire santé. Les dépassements d’honoraires des médecins en font largement partie, puisqu’ils représentent aujourd’hui 2,4milliards d’euros par an.

Dans certaines villes, comme Paris, ils peuvent atteindre 150 % du tarif opposable, soit 70 euros pour une consultation de spécialiste, au lieu de 28 euros en secteur 1. Dans certaines villes

les honoraires peuvent représenter cinq fois les tarifs de la « Sécu » !

A sa création du forfait hospitalier, en 1983, il était de 20 francs, soit 3,05 euros.

Depuis le 1er janvier 2010, il s’élève à 18 euros par jour, après être passé de 13 à 14 euros en 2005, suite à la réforme de l’assurance maladie de 2004, puis à 15 euros en 2006 et à 16 euros en 2007.

En  moins de trente ans, la hausse du forfait hospitalier aura été de 490 % en euros courants !

A cela s’ajoutent les franchises instaurées en 2004, que les contrats solidaires et responsables ne sont pas autorisés à rembourser.

Les malades doivent donc s’acquitter de 1 euro à chaque consultation ainsi que pour chaque acte de biologie, excepté à l’hôpital. Autres franchises créées en janvier 2008 : 50 centimes par boîte de médicaments et 2 euros par transport sanitaire, cette dernière étant plafonnée à 4 euros par jour.

Pour l’ensemble des franchises, la participation de l’assuré est limitée à 50 euros par an.

Seules les femmes enceintes, les enfants et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) sont exonérés de ces participations.

Mais dans le cas des femmes enceintes, il s’agissait de compenser les fermetures de maternités pour des raison budgétaires, décision dont l’actualité montre toute la nocivité.

Les personnes souffrant d’une ALD sont, quant à elles, touchées de plein fouet.

De fait, « la charge financière pèse plus fortement sur les individus malades ou à faibles revenus et peut les contraindre à renoncer à des soins utiles », a déploré l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) dans une étude sur les comportements d’achat de médicaments, suite à la mise en œuvre des franchises de 2008. 

En 2012, la question du renoncement aux soins est devenue centrale.

la question financière est la principale cause de renoncement aux soins, marque de la baisse générale du pouvoir d’achat des salariés et de la montée de la précarité.

La Sécurité Sociale est à reconstruire d’urgence ! Il y va de la justice sociale et de la santé publique !

La prédation financière des spéculateurs et la cupidité patronale doivent reculer devant l’intérêt général !

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Santé au travail: net accroissement de la fatigue des salariés mise en évidence par une étude du groupe Malakoff Médéric!

Posté par UL CGT ELBEUF le 31 octobre 2012

Santé au travail: net accroissement de la fatigue des salariés mise en évidence par une étude du groupe Malakoff Médéric!  dans Infos blog-logo0141

 

 

D’après La Tribune (23/10/2012), ils sont désormais plus d’un tiers à avoir vécu une réorganisation de leur entreprise en 2012. Si l’enquête du groupe Malakoff Médéric témoigne de la capacité d’adaptation des salariés, elle indique aussi que plus de la moitié d’entre eux ont désormais du mal à avoir confiance en leur avenir au sein de leur entreprise. Et disent avoir perdu en autonomie et se sentir fatigués psychiquement.

Les réorganisations en entreprise se suivent et se ressemblent, et produisent les mêmes effets…

Chercher à améliorer le fonctionnement interne, chercher gagner en productivité, réorganiser les fonctions supports, chercher à réduire les coûts, bref « serrer les boulons » sont les priorités à court terme imposée par le patronat sous prétexte de crise, de faible niveau d’activité, d’étroitesse des marges, de la pression concurrentielle. Dans ce maelström, les salariés se sentent ballottés et anxieux.

L’enquête Malakoff Médéric menée depuis 2009 avec la société d’étude Sociovision sur la qualité de vie et la santé des salariés Français témoigne d’une augmentation de ces restructurations :

  • • 31% des salariés ont vécu une réorganisation dans leur entreprise en 2012. C’est 11 points de plus qu’en 2009.
  • • 16 % ont dû changer de poste ou de métier (soit 4 points de plus qu’en 2009).

Ce sont dans les grandes entreprises où ces changements ont été beaucoup plus fréquents: 40 % des salariés des entreprises de plus de 500 personnes ont connu une restructuration ou une réorganisation (pour 25 % des salariés des entreprises de 20 à 49 personnes).

L’étude met en évidence que plus le nombre de restructurations est élevé, plus les salariés ont du mal à se projeter dans l’avenir, et ont une crainte croissante d’être « dépassé.

  • => 28 % des salariés pensent qu’avoir plus de 45 ans dans leur entreprise est un handicap (soit 7 points de plus par rapport à 2010).
  • => Et près d’un quart d’entre eux a peur d’être dépassé par les nouveaux outils et les changements technologiques, 44% s’avouant incapables de travailler au même rythme dans dix ans.
  • => Près des deux tiers des salariés ont l’impression que leur travail est de plus en plus haché (64% contre 58% en 2010). Ils ont par ailleurs de plus en plus de difficultés à gérer leurs priorités (35% contre 30% en 2010), et ont le sentiment de perdre en autonomie et en pouvoir de décision »,

Concilier vie privée et vie professionnelle devient de plus en plus difficile

Un salarié sur trois (32%) a du mal à concilier sa vie professionnelle avec sa vie personnelle. C’est 5 points de plus qu’en 2009.Ces difficultés touchent plus particulièrement les cadres (37%) et les trentenaires (36%).

Sont en cause :

  • => des horaires de travail peu compatibles avec une vie familiale,
  • => la charge de travail,
  • => une distance importante entre travail et domicile… Un salarié sur trois passe ainsi une heure ou plus dans les transports pour faire l’aller-retour domicile/travail.
  • => ls salariés sont toujours plus nombreux à rapporter du travail à la maison.

Un travail nerveusement fatigant

Conséquence : 48 % des salariés disent ressentir une fatigue physique au travail, surtout les femmes, où la pénibilité perçue a fortement augmenté en 2012 (44 %, soit cinq points de plus qu’en 2011).

La nature de certains emplois occupés par les femmes (horaires décalés plus fréquents, travail répétitif avec des postures contraignantes…) explique en partie cette dégradation.

Cette fatigue touche particulièrement les cadres (74 %, soit 5 points de plus que la moyenne des salariés).

Autre cause de fatigue : Près d’un salarié sur trois (28 %) dit souffrir de troubles du sommeil. Ces troubles touchent plus particulièrement les femmes (34 %) et les quinquagénaires (32 %).

Et parmi ceux dont les nuits sont en partie blanches, 81% jugent que ce manque de sommeil a des répercussions dans leur travail (vigilance, concentration, irritablitié…)

L’engagement vis-à-vis de l’entreprise fléchit malgré une ambiance de travail appréciée

Signe d’un désengagement préoccupant, les salariés sont plus nombreux à déclarer vouloir prendre un arrêt maladie même s’ils ne sont pas malades (21 %, soit 4 points de plus qu’en 2010) et à confier faire de la présence pour la présence au travail (13 %, soit 5 points de plus qu’en 2010).

Cette étude confirme ce que dit la CGT depuis des années: c’est le travail qu’il faut soigner !

Pour la CGT il est urgent de reconstruire une organisation du temps de travail permettant à chaque salarié de concilier vie privée et vie professionnelle.:

  • => Le progrès technique et l’accroissement de la productivité doivent servir à réduire l’intensité du travail et sa durée, à en transformer le contenu, à permettre à chaque salarié de concilier vie professionnelle et vie privée.
  • => Cela suppose l’application de la durée de travail légale à 35 heures pour tous les salariés,
    quels que soient l’entreprise, le contrat de travail, sans discrimination aux salarié-e-s à
    temps partiel ou nouveaux embauchés.
  • => Cela doit se faire sans intensification du travail, ce qui suppose des embauches, une nouvelle organisation du travail à construire avec tous les intéressés et des investissements.
  • => Cela ne doit pas se faire au détriment des rémunérations, ni du financement de la protection sociale.
  • => La notion de temps de travail désigne toute période durant laquelle le salarié est à la disposition de l’employeur et ne peut vaquer librement à des occupations personnelles.
  • => La durée légale à 35 heures constitue le socle de référence à partir duquel doit se développer les négociations dans les branches, les entreprises.

  pdf-dist Télécharger les revendications de la CGT en ce domaine

 

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Télécoms : la CFDT, la CGT, SUD et l’UNSA appellent à une journée de mobilisation d’action pour l’emploi le 13 novembre 2012

Posté par UL CGT ELBEUF le 31 octobre 2012

Télécoms : la CFDT, la CGT, SUD et l'UNSA appellent à une journée de mobilisation d'action pour l'emploi le 13 novembre 2012 dans Infos blog-logo0139

 

 

telecoms-13-11-2012 dans Infos

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Mouvement national chez IKEA

Posté par UL CGT ELBEUF le 22 octobre 2012

Mouvement national chez IKEA dans Infos blog-logo0138 MERCI Meubles Ikea France pour ton intéressement de 545€ (pour un temps plein) !!! 

Pour avoir ça, en tant que salarié, j’ai dû :

-         Accepter que les effectifs baissent et travailler plus,

-         Accepter que mes collègues malades ou en CP NE soient PAS remplacés,

-         Accepter de NE PAS avoir d’augmentation collective 

Pourtant, notre PDG monde s’est vanté dans la presse d’avoir fait 2.9 Milliards d’euros de bénéfices !!!!

Pourtant MIF a embauché Skadden (3ème cabinet mondial d’avocats) pour tenter d’étouffer les pratiques de certains de ses dirigeants !!!

Pourtant les 10 plus grosses rémunérations ont augmenté de 40% l’année dernière !!! 

L’an dernier, nous étions plus nombreux dans la plupart des magasins, nous faisions moins de chiffre d’affaire ET POURTANT nous  avions plus de 1100€ d’intéressement (pour un temps plein)…

Combien de temps continuerons-nous à accepter ça ? Il est temps de montrer notre mécontentement et de réclamer notre part du gâteau, de ces 2.9 milliards de bénéfices !!! Nous voulons de vraies augmentations de salaire, la fin des réductions d’effectifs, que ce soient les hautes rémunérations qui se serrent la ceinture et non ceux qui ont du mal à se loger et à boucler leur mois.

Salariées, salariés, luttons, montrons notre mécontentement, faisons grève !!! Si nous sommes nombreux, solidaires, déterminés, nous ferons changer les choses ! La grève, tout comme cette prime MINABLE et cette augmentation PITOYABLE, n’est pas l’affaire de la CGT, des élus, des syndiqués, des syndicats dans leur ensemble, c’est l’affaire de TOUS les salariés ! 

Nous sommes TOUTES et TOUS impactés par ces mesures et cette BAISSE de notre rémunération annuelle et de notre pouvoir d’achat, nous devons tous sortir devant les magasins pour protester ! 

Que chaque salarié prêt à sortir nous envoie un mail, qu’il motive ses collègues et amis à le faire, que chaque syndiqué contacte son ul, nous agirons avec vous, nous nous mettrons en 1ère ligne, NOUS, VOS élus, mais nous n’agirons pas à votre place ! La force c’est le nombre, paralysons plusieurs magsins et la direction cèdera !   

En conséquence, NOUS appelons l’ensemble des syndicats à rejoindre la CGT, à venir lutter à NOS côtés et à nous aider à soutenir NOS collègues, NOS amis, à lutter pour l’intérêt des salariés à nos côtés !!!

 

Vos délégués centraux CGT

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PSA Aulnay : Jeudi 25 octobre 2012, journée de tous les dangers

Posté par UL CGT ELBEUF le 22 octobre 2012

PSA Aulnay : Jeudi 25 octobre 2012, journée de tous les dangers dans Infos blog-logo01361) A 16h 30 au Ministère à    Bercy,doit se dérouler une réunion tripartite nationale sur l’ensemble du plan Varin des 8000 suppressions d’emploi.

Participeront à cette réunion : pour PSA : Varin et Weil. Pour le Gouvernement : Montebourg, Sapin, le préfet    d’Ile de France et de Bretagne. Le Maire d’Aulnay et deux délégués par syndicat. Que va-t-il sortir d’une telle réunion ?

Pour l’instant, il n’y a pas d’ordre du jour. Cela veut dire que la direction va vouloir imposer seule ses    projets. C’est à nous d’imposer nos revendications : garantie de l’équilibrage des productions sur les sites, la production de la C3 jusqu’à fin 2016 et garantie de tous les emplois.

2) 8h Avenue de la Grande Armée, une réunion extraordinaire    du CCE.

La direction a annoncé oralement qu’elle comptait mettre à l’ordre du jourl’autorisation des mobilités internes et externes et l’obtenir par un vote majoritaire des élus au CCE !
En clair, c’est l’exécution immédiate du plan Varin sans aucune négociation à aucun niveau. La réunion à    Bercy ne servirait à rien puisque le matin tout serait fait !

Sur l’usine, on sait ce que ça veut dire : la direction, par des pressions, des fausses promesses en    profiterait pour essayer de vider l’usine pour la fermer le plus vite possible, le moins cher possible. C’est Melun !

Il faut s’y opposer. Aucune autorisation ne doit être donnée à la direction avant que tout soit discuté dans    son ensemble et validé dans un accord écrit afin que chacun d’entre nous ait une solution qui lui convienne. Les différentes revendications des travailleurs ne s’opposent pas. Il faut que tout    soit négocié d’un coup ! Ne nous laissons pas diviser.

Il nous reste 10 jours pour nous mobiliser et faire pression sur PSA

pour que ce point ne figure pas à l’ordre du jour !

Notre mobilisation les gênes

La mobilisation de mardi devant le Salon de l’Auto leur a démontré qu’une fois de plus nous étions capables    de nous mobiliser à plusieurs centaines, malgré toutes les pressions faites. Nous étions 500 d’Aulnay et nous avons été rejoints par 2 000 autres travailleurs de l’automobile.    C’est cette démonstration de force qui n’est pas passée auprès de PSA et du Gouvernement. Ils ont dû déployer plusieurs centaines de CRS avec des gaz lacrymogènes pour nous empêcher de faire    notre manifestation traditionnelle au Salon !

C’est pour cela qu’ils nous volent sur les payes

Pour essayer de nous dissuader de discuter, de réfléchir, de nous organiser, la direction nous baisse les    salaires en nous déclarant en « grève » quand nous discutons entre nous, ou lors des arrêts « managers ». C’est totalement illégal. La CGT a saisi l’Inspection du Travail.

Exigeons le remboursement injustifié des retraits sur paie depuis juillet !

Exigeons que les Assemblées Générales nous soient payées !

La CGT PSA Aulnay

le 15 octobre 2012

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150 000 personnes manifestent à Londres contre l’austérité

Posté par UL CGT ELBEUF le 22 octobre 2012

150 000 personnes manifestent à Londres contre l'austérité dans Infos blog-logo0135Samedi 20 octobre 2012, 150 000 personnes personnes ont défilé dans les rues de Londres pour protester contre les    mesures d’austérité du gouvernement.
Brendan Barber, secrétaire général des TUC, la confédération syndcale anglaise, a déclaré TUC à l’émission Today sur la    radio 4 de la BBC: « Les preuves s’accumulent que l’austérité est un échec« . En Grande Bretagne, « Plus de 2,5 millions de personnes sont sans travail, trois autres millions ne    travaillent pas suffisamment d’heures pour joindre les deux bouts, et les salaires sont en baisse tous les mois ces les trois dernières années. »

Il a déclaré que « la compression énorme des salaires et la dégradation des conditions de vie  a conduisent à une    « énorme dégradation de la consommation et une baisse de la confiance dans l’économie« . « C’est pourquoi certaines de nos plus grandes entreprises, qui sont assises sur de    grandes réserves de liquidités, ne sont pas prêtes à investir et à relancer l’activité. »

Partout en Europe les mêmes mesures provoquent les mêmes dégats !

Il faut partout se mobiliser contre l’austérité, destructrice de notre niveau de vie et de notre modèle    social.

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La Grèce en souffrances ! Le scandale !

Posté par UL CGT ELBEUF le 22 octobre 2012

La Grèce en souffrances ! Le scandale ! dans Infos blog-logo0133Rester vivant!

  • => Comment rester vivant au cœur d’une société qui vole en éclat ?
  • => Quand son salaire n’y suffit pas ?
  • => Comment rester vivant quand tout autour de soi se défait ?
  • => Le système social, le système de santé ?
  • => Comment rester vivant, quand la vie même perd son sens ?

Et qu’il n’y a plus que la  crise. La dette. La crise. La dette. La crise. La dette. Les Grecs ne parlent plus que    de ça.

Deux femmes, deux voix. L’une est grecque, Sofia, elle vit à Athènes, l’autre est française, Marie-Laure,  elle    vit depuis vingt ans dans le nord du Péloponnèse.

Deux femmes pour faire entendre ce que les discours économiques et idéologiques ne disent pas. Deux voix pour dire    l’absurdité  de cette austérité. Deux femmes pour résister et crier que la médecine de la Troïka ça ne marche pas. Récession, chômage, pauvreté,  endettement. Quelle réalité se cache    derrière ces mots ? Quelle vie ? Quels risques pour le pays ?

Ecoutez cette émission de France Inter:

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La succession de plans de licenciements chez Alcatel-Lucent ? Les effets durables de la privatisation de France Telecom !

Posté par UL CGT ELBEUF le 22 octobre 2012

La succession de plans de licenciements chez Alcatel-Lucent ? Les effets durables de la privatisation de France Telecom ! dans Infos blog-logo0132

Evolution de la valeur de l’action Acatel puis Alcatel-Lucent depuis 1999

Annoncés en juillet dernier, les 5000 licenciements d’Alcatel-Lucent se sont finalement transformés en 5490    suppressions de postes. Et comme redouté par les syndicats, la France va particulièrement souffrir, avec 1430 départs prévus, soit 15 % de son effectif total, et 27 % de tous les    licenciements.

Et « quid » de l’avenir de l’usine de la Ville d’Eu et de ses emplois ?

    Un peu d’histoire:

Alcatel était initialement une entreprise Alsacienne qui fut intégrée en 1970 par la     Compagnie Générale d’Électricité (CGE)     alors propriétaire de la     Compagnie industrielle des téléphones (CIT),    entraînant la création de la société     CIT-Alcatel.

C’était la grande époque du développement du téléphone. La CIT-Alcatel installe des centraux téléphoniques électromécaniques CP400 dans tous le pays, puis la série des centraux électroniques    (numériques) E10, dont l’un des premiers exemplaires expérimentaux sera installé à Neuchatel-en-Bray en 1971.

La CIT-Alcatel est le fournisseur essentiel, fabriquant tout le matériel de télécommunication nécessaire aux PTT, des plus gros centraux téléphoniques aux plus petits, jusqu’aux terminaux    téléphoniques (le S63, puis le PE1), les matériels de transmission, les faisceaux hertziens, etc.

Il y a à l’époque deux usines du groupe dans le nord de la Seine-Maritime, l’une à    Eu, l’autre à Saint-Nicolas-d’Aliermont. Elles emploieront chacune plus de 2000 personnes.

Dans l’administration d’Etat que sont les PTT (la Direction Générale des Télécoms-DGT-,    qui deviendra France Telecom au tournant des années 80/90), on embauche des milliers de techniciens, d’ouvriers des lignes, de concepteurs et dessinateurs, d’agents de gestions, etc.:    c’est le plein emploi partout !

     La    CIT-Alcatel  est nationalisée en 1982, dans le plan de nationalisation du gouvernement Mauroy.

C’est le grand développement  de la numérisation du réseau, avec le remplacement de tous les centraux électromécaniques par les centraux électroniques. C’est l’époque du Minitel, et des    « plans câbles » (raccordement de la télévision par câble).

    La CGE, dont fait partie la CIT-Alcatel, est privatisée en 1987, sous le gouvernement Chirac.

En 1991 la     CGE     pour des raisons « d’image », prend le nom d’ALCATEL-ALSTHOM.    En fait il s’agit de faire oublier l’Histoire de la CGE, grand groupe capitaliste nationalisé en 1982.

En 1998, l’entreprise simplifie son nom et devient     ALCATEL.    Cette entreprise possède alors plusieurs filiales : ‘ALCATEL-Cit’, ‘ALCATEL-Optronics’, ‘ALCATEL-Cables’ etc…

    L’effet de l’ouverture du marché des télécoms et de la privation de France Telecom sur Alcatel.

Tout va pour le mieux jusqu’au milieu des années 1990, c’est à dire jusqu’à l’ouverture du marché des télécoms, et de la privatisation de France Telecom (1998). Jusqu’à cette époque Alcatel est    toujours le principal fournisseur de France Telecom, avec laquelle elle bénéficie d’une situation de quasi monopole.

Mais là, tout change ! L’ouverture du marché des télécoms conduit France Telecom à ne plus fournir gratuitement les terminaux téléphoniques à ses abonnés. L’achat de    millions de postes par les PTT c’est fini. L’usine de Saint-Nicolas-d’Aliermont, dont c’était la spécialité, subit de plein fouet les conséquences cette décision et multiplie les plans    de licenciements. Elle devient Telic. Elle est vendue puis revendue par appartements, puis revendue encore et encore. Avec à chaque fois de nouvelles suppressions d’emplois. Aujourd’hui il ne    survit qu’une PME issue de cette grande usine.

Quant à l’usine de Eu, elle connaît aussi des vagues de suppressions d’emplois, mais moins brutaux qu’à Saint-Nicolas-d’Aliermont, car elle produit des matériels de haute technologie (Eléments de    centraux électroniques, puis du réseau mobile).

    L’euphorie,… puis la crise de la pseudo « bulle Internet »

A l’époque personne ne prête attention à ces usines et à ces salariés. L’heure est à Internet ! Un marché « colossal » s’ouvre; la « richesse » est au bout de cette révolution… c’est du moins ce    que l’on prétend.

France Telecom et Alcatel se lancent dans une vague effrénées     d’acquisitions d’entreprises dans le monde entier (comme le font d’ailleurs toutes les autres entreprises: EDF, les banques, etc.). Le monde est à vendre !

La valeur des actions France Telecom et Alcatel explose; elle multiple par 10, et plus encore ! « La richesse est là ! » disent les dirigeant des entreprises et les commentateurs de    l’économie: « achetez des actions » ! Aux salariés qui réclament des augmentations de salaires, les directions répondent: « les augmentations de salaire c’est ringard: achetez des    actions, privilégiez l’intéressement; vous y gagnerez plus » !

La multiplication de la valeur des actions France Telecom entraîne mécaniquement la multiplication de la valeur de l’entreprise, qui, en conséquence, peut obtenir     des prêts     de plus en plus élevés     des banques, et acheter de plus en plus d’entreprises. Alcatel accompagne France Telecom qui lui passe des marchés pour moderniser ses filiales et développer ses réseaux. La valeur de l’action    Alcatel grimpe parallèlement.

Mais c’est bientôt la crise en Argentine, les actions s’y effondrent; c’est le début de l’effet domino. Les entreprises achetées n’y valent plus rien, et il faut commencer à    rembourser les emprunts faits. Les actions France Telecom commencent à chuter, tout comme celles d’Alcatel. Et les valeurs de France Telecom et d’Alcatel baissent en conséquence. Les banques    prêtent moins, plus cher, ou ne prêtent plus. On emprunte pour rembourser les emprunts. Les investissements ralentissent et s’arrêtent. La machine infernale est lancée, et cela ne s’arrête    plus.

En fin 2001 c’est le     crack boursier,    le pseudo « éclatement    de la bulle internet« .

    En fait, c’est la fin d’un monde !

Depuis cette époque, rien n’est plus comme avant dans le monde des télécommunications. La valeur des actions ne s’en relèvera pas. Mais comme le seul objectif que leur donnent les actionnaires    est de remonter la valeur de l’action, les solutions trouvées sont toujours les mêmes: Plans de licenciements, cessions d’activités, fermetures d’entreprises, puis, de nouveau    licenciements…

On restructure, on coupe, on vend, on fait des plans sociaux… en fait on perd compétences et savoir-faire; ce sont les ressorts de la productivité réelle qui sont atteints. C’est un énorme    gâchis.

A France Telecom la direction supprime parallèlement 60 000 emplois en 10 ans!

Alcatel fusionne avec Lucent Technologies au mois de décembre 2006 pour devenir Alcatel-Lucent.     2006, 2007, 2008, 2012: successions de plans de licenciements.

En 2005, Alcatel était présent dans plus de 130 pays, avec un chiffre d’affaires de 13,1 milliards d’euros.

Alcatel s’offre donc son rival américain pour la somme de 13,4 milliards de dollars, espérant ainsi étendre ses parts de marché et son « catalogue produits ». La répartition actionnariale étant de    60 % pour Alcatel, et de 40 % pour Lucent.

A l’époque Alcatel est le leader mondial du marché des équipements d’accès DSL et dans les réseaux optiques. C’est aussi un des leaders mondiaux dans la fourniture de commutateurs téléphoniques,    des routeurs ATM et IP, des câbles de transmission sous-marins, de l’infrastructure mobile (GSM,     GPRS,    UMTS),    des applications de réseaux intelligents, des applications de Centre d’Appel, des applications vidéo (fixe et mobile) ainsi que des satellites et des charges embarquées.

Alcatel fournit aussi des services à tous ses clients depuis la conception de réseaux jusqu’à l’exploitation de ceux-ci en passant par la fabrication des équipements, le déploiement,    l’intégration et l’installation.

En 2007, le groupe est secoué par un conflit social majeur suite à l’annonce d’un énorme plan  de suppressions d’emplois. La société perd 12 500 emplois sur les 79 000.

Devant les mauvais résultats du groupe, et une fusion qualifiée d’échec, Serge Tchuruk et Patricia Russo annoncent leur départ de la tête du groupe le 29 juillet 2008, tous deux percevant un    parachute doré pour l’exercice de leurs fonctions.

En octobre 2009, elle se sépare à nouveau de 1000 salariés sur les 10 500 français.

Et en 2012, cela recommence, car la valeur de l’action est tombée au dessous de 1€. Le nouveau plan de licenciements est décidé malgré une hausse    du chiffre    d’affaires de l’entreprise au 1er trimestre de 10,6% par rapport au trimestre précédent.

    Les équipementiers Français vont-il passer à côté du marché de la montée en débit numérique?

     Mais,    alors que des grands pays comme le Japon sont cablés en fibre optique depuis 10/15 ans (et la majorité des abonnés y bénéficient aujourd’hui de débits de l’ordre de 200 Mbits), en France    on s’est amusé pendant ce temps là, à libéraliser, privatiser, jouer en bourse, et développer la concurrence, plutôt que d’investir et de construire.     Depuis 2004, près de 30 milliards de dividendes ont été reversés aux actionnaires (rien que pour France Telecom), alors que 21 milliards auraient suffi pour implanter partout la fibre    optique, le réseau de demain !

On voit les effets qu’une telle politique a produit sur les emplois en France ! Mais aussi sur la satisfaction des besoins. Dans notre région dieppoise, 50% des abonnés n’ont pas encore l’ADSL.    Ils sont encore nombreux les secteurs où l’on est contraint d’utiliser le modem 56kbits/s pour accéder à Internet (exemple: Hautot sur mer).

Pire, le « truc » qui est à l’étude pour financer la montée en débit du réseau, et raccorder les abonnés en fibre optique FTTH), c’est de faire payer le contribuable    ! 50% serait financé par les collectivités locales et la région, le reste réparti entre les opérateurs et le fameux     fonds pour la société numérique (FSN) de Sarkozy. Evidemment, on ne touche surtout pas aux dividendes ! Gare à la hausse des impôts locaux !

Ailleurs ? La Chine est en passe de dépasser le Japon et de devenir le 1er pays en termes de taux de raccordement d’abonnés en fibre optique (FTTH), c’est dire !

La France n’est plus aujourd’hui qu’au 25e rang mondial, et au 17e rang européen.

Ah, elle est loin l’époque des années 80, où elle était au 1er rang mondial, la première à être entièrement numérisée !

En fait, tout montre aujourd’hui qu’on ne peut pas à la fois    moderniser et privatiser . Dans l’affaire la France y a perdu sa prééminence technologique et ses emplois.

Huawei, le concurrent chinois qui monte !

La croissance exponentielle de la Chine depuis le début des années    1990, et donc parallèlement des télécoms, a produit des groupes de télécommunications dont la taille dépasse celle de leurs concurrents occidentaux.

Huawei, dont le nom a défrayé la chronique il y a    quelques semaines (soupçons, ou intox de ses concurrents, sur l’installation de logiciels espions dans ses routeurs), est l’une de ces    énormes entreprises dont les opérateurs français achètent aujourd’hui le matériel au détriment du constructeur historique français Alcatel (notamment les DSLAM qui    permettent de raccorder les abonnés à l’ADSL, et les routeurs), et de ses emplois.

En 2010, Huawei est devenu le deuxième fournisseur mondial en réseaux télécommunications, derrière    Ericsson et devant Nokia Siemens Networks, Alcatel-Lucent, Cisco Systems et    ZTE. Ceux-ci ont vu leurs parts de marché en Asie s’effriter et ont assisté à la montée en puissance du groupe chinois sur les marchés européens, et notamment en    France.

Huawei, entreprise privée dont le capital est détenu par ses salariés (et    par conséquent n’est pas cotée en bourse). C’est un fournisseur dominant en Chine, qui s’est lancé à la conquête des marchés internationaux en adoptant notamment une politique de prix très    compétitive, et en raflant la mise pour l’équipement des opérateurs notamment français.

En 1974, pendant la grande grève des PTT contre un projet de privatisation des télécoms (déjà) de Giscard    d’Estaing, les grévistes scandaient : « ITT, Thomsom, n’auront pas les Télécoms ». En 2012 faudra-t-il scander « Huawei, China Telecom n’auront pas les Télécoms » ?

Que fait le ministre du redressement productif ? Quelles sont les propositions du gouvernement    ?

Pour la CGT la solution passe par la réappropriation    publique du secteur des télécoms !

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SANOFI : 2 à 3000 salariés directement impactés par les plans de restructuration de la Direction

Posté par UL CGT ELBEUF le 22 octobre 2012

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La raffinerie de Petit-Couronne a les moyens de poursuivre son activité.

Posté par UL CGT ELBEUF le 19 octobre 2012

La raffinerie de Petit-Couronne a les moyens de poursuivre son activité.  dans Infos blog-logo0129

 

Communiqué de l’Union Départementale CGT:

La raffinerie de Petit-Couronne a les moyens de poursuivre son activité.

Nous n’acceptions pas la décision du tribunal de Rouen ,  des solutions peuvent être apportées pour maintenir l’activité de la raffinerie de Petit-Couronne.

La CGT va proposer des actions sachant que nous avons jusqu’au 5 novembre pour gagner ce combat engagé depuis le début de l’année.

Le patronat du secteur pétrolier et le gouvernement portent l’entière responsabilité dans ce conflit où les salariés et leurs organisations syndicales ont démontré leur compétence pour maintenir l’activité de la raffinerie. C’est pourquoi, demain, lors de l’assemblée générale du jeudi 18 octobre à 12 h 30, nous appelons les syndicats à être présents afin de participer à une initiative qui leur sera proposée lors de cette assemblée.

Pour  l’Union Départementale CGT de Seine-Maritime

Régis Gasse

 

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Pourquoi la grève à la SNCF le 25 octobre 2012 ?

Posté par UL CGT ELBEUF le 19 octobre 2012

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Unité syndicale

pour l’emploi et les salaires

Mercredi 17 octobre 2012 , par F. Dayan

Les fédérations de cheminots CGT, CFDT, UNSA et Sud préparent une grève nationale à la SNCF pour le 25 octobre. Cette journée a été précédée, comme c’est la règle, par le dépôt d’une demande de concertation immédiate auprès de la direction sur les questions d’emploi et de salaires.

Sur l’emploi, les chiffres annoncés publiquement par la direction de la SNCF interpellent fortement les syndicats. En effet, l’ambition affichée par la direction de procéder à 10 000 recrutements en 2012 et au total à 40 000 d’ici à 2017 se fera à l’échelle du groupe et non pas exclusivement dans l’EPIC SNCF. Les organisations syndicales « s’interrogent sur l’objectif d’une telle annonce, bien éloigné des réalités d’aujourd’hui. En effet, l’annonce de la stabilité des effectifs au sein de l’EPIC SNCF pour 2012 est une contre vérité puisque à ce jour 5 500 cheminots sont prévus d’être recrutés cette année pour 6 900 départs, soit une suppression de 1400 emplois. « 

Sur les salaires, les propositions de la direction de la SNCF, faites lors de la table ronde du 08 octobre dernier demeurent bien en deçà des attentes exprimées par les cheminots. De plus, sur la forme, l’attitude méprisante de la direction lors de cette rencontre renforce l’insatisfaction des organisations syndicales qui demandent « la poursuite des négociations salariales avec l’exigence d’un autre niveau d’augmentation générale des salaires permettant de répondre à l’explosion du coût de la vie qui dégrade le pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités.

 Source : confédération CGT

 

 

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14 novembre 2012 : Journée d’action et de solidarité de la CES pour un contrat social pour l’Europe

Posté par UL CGT ELBEUF le 19 octobre 2012

14 novembre 2012 : Journée d’action et de solidarité de la CES pour un contrat social pour l’Europe  dans Infos blog-logo0127

 

 

Déclaration adoptée par le Comité exécutif de la CES lors de la réunion du 17 octobre 2012

1. Le Comité exécutif de la CES, réuni le 17 octobre 2012, appelle à une journée d’action et de solidarité le 14 novembre prochain en vue de mobiliser le mouvement syndical européen derrière les politiques de la CES telles que décrites dans le contrat social pour l’Europe. Cette journée prendra diverses formes : grèves, manifestations, rassemblements et autres actions.

2. Il exprime sa ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession, ainsi qu’au démantèlement continu du modèle social européen. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices.

3. Tout en soutenant l’objectif d’assainissement des budgets, le Comité exécutif considère qu’on ne pourra mettre fin à la récession que par un assouplissement des contraintes budgétaires et la suppression des déséquilibres. Ceci afin d’aboutir à une croissance économique durable, à la cohésion sociale et au respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux.

4. La consolidation budgétaire a eu un impact plus néfaste qu’originalement prévu par les institutions, y compris la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI). En effet, le FMI reconnaît, aujourd’hui, qu’il a fait de graves erreurs dans ses calculs concernant les conséquences des mesures d’austérité sur la croissance. Ces erreurs ont un impact incalculable sur la vie quotidienne des travailleurs et des citoyens que la CES représente, et remettent en cause le fondement des mesures d’austérité avancées par le pacte budgétaire et imposées par la Troika.

5. Le Comité exécutif prend acte de l’opposition qui grandit parmi les citoyens et les travailleurs des pays concernés et réaffirme son soutien aux syndicats affiliés qui luttent pour des conditions de travail et de vie décentes. Cette situation résulte du manque de coordination des politiques économiques et de l’absence de standards sociaux minimum en Europe. Dans un contexte de liberté de circulation des capitaux, cela a laissé libre cours à la concurrence entre les États, en particulier dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

6. Il réitère que le dialogue social et la négociation collective sont des éléments centraux du modèle social européen. Il s’oppose fermement aux attaques frontales contre ces droits, aux niveaux national et européen. Le Comité exécutif de la CES appelle de façon urgente à l’adoption immédiate et à la transposition des accords des partenaires sociaux européens actuellement sur la table du Conseil.

7. Il rappelle que l’Union est tenue, de par le traité, « d’œuvrer pour le développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement ». Il rappelle aussi que le soutien de la CES au Traité de Lisbonne était basé sur la pleine application de ces principes.

8. Il note que des discussions sont actuellement en cours entre les institutions et les gouvernements concernant l’opportunité de nouvelles modifications des traités. Un changement de cap est nécessaire et la priorité doit être donnée à la résolution de la crise suivant les trois piliers de la proposition de la CES de contrat social qui reçoit un soutien croissant. Celui-ci s’articule autour du dialogue social et des négociations collectives, de la gouvernance économique pour une croissance et des emplois durables et de la justice économique, fiscale et sociale.

9. Il insiste sur le fait qu’une solidarité active, le progrès social et la responsabilité démocratique doivent faire partie du projet européen. Il considère essentiel qu’un protocole de progrès social soit une part intégrante et opérationnelle de tout nouveau traité. La CES évaluera, sur cette base, tout nouveau progrès de l’intégration européenne.

 

ces-copie-1-300x58 dans Infos

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