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Défendre le CDI et les droits des salariés !

Posté par UL CGT ELBEUF le 19 octobre 2012

Défendre le CDI et les droits des salariés !  dans Infos blog-logo0126

 

 

Depuis quelque temps, le patronat s’exerce, avec un certain succès il faut l’avouer, à l’art de la répétition.

Tel le perroquet sur son perchoir qui, quelle que soit la question posée, siffle la même réponse, les cercles dirigeants répètent en boucle le même refrain : pour maintenir la France dans le peloton de tête des pays développés, il faudrait créer un « choc de compétitivité ».

La droite n’est pas la dernière à vénérer ce nouveau Graal. Elle en rajoute même, Jean-François Copé déclarant que l’UMP veut « accompagner » la «  jacquerie » des patrons contre un gouvernement jugé «  anti-entrepreneur, anti-activité, anti-croissance ».

Assurance maladie, retraite, politique familiale ou assurance chômage ne sont pas les seuls piliers du modèle social concernés par cet œuvre de destruction.

Voilà pourquoi la négociation sur la sécurisation de l’emploi entre les syndicats et le patronat, qui entre dans le vif du sujet, est très importante. Laurence Parisot évoque une « négociation majeure ». Sur ce point, nous sommes d’accord. Sur ce point seulement.

Car la présidente du Medef intègre, dans son vénéré choc de compétitivité, un autre objectif, tout aussi glaçant : franchir « un pas très significatif vers la flexi­sécurité ».

Dans sa vision, il s’agit de flexibiliser le travail, de sécuriser les procédures pour les entreprises, notamment celles du licenciement que le Medef veut rendre plus facile, plus rapide et à moindre coût. En juillet, lors de la conférence sociale, la patronne des patrons avait menacé de boycotter la négociation si n’y figurait pas une extension de flexibilité. Pourtant, depuis trente ans, aucune des nombreuses étapes de précarisation du travail (CDD, intérim, temps partiel, etc.) ne s’est traduite par une baisse significative du chômage.

La lettre de cadrage du gouvernement affirme vouloir remettre le CDI au cœur du débat, qu’il redevienne la forme normale d’embauche.

On ne peut que souscrire à l’objectif. Mais le CDI doit alors garder toutes les protections qui l’entourent, et en développer de nouvelles.

On ne se souvient que trop bien de l’entourloupe Villepin, qui, avec le contrat première embauche (le CPE), voulait vendre aux jeunes un sous CDI ultra-précaire, facile à rompre, sans indemnités au cours des deux premières années.

Si la notion de flexibilité est mal perçue en France, c’est qu’elle correspond toujours à une mise en insécurité du salarié.

Au nom de quoi cette réalité pourrait être effacée d’un coup de baguette magique?

Le Président évoque son souhait que se dégage de cette négociation un «  compromis historique », un équilibre « gagnant-gagnant  » entre flexibilité et sécurité.

Que comprendre de ce glissement de langage qui gomme les fondamentaux du Code du travail ?

Depuis plus de cent ans, tout notre droit social s’est construit sur le constat que le travailleur n’est pas l’égal de l’employeur et qu’il doit bénéficier de garanties sociales qui le protègent dans sa relation de dépendance.

Le schéma est-il à repenser ? Sûrement pas dans son principe, particulièrement à l’heure où les actionnaires détiennent tant de pouvoirs.

A l’heure ou le CDI est violemment attaqué en Grèce, en Espagne, au Portugal, et en Italie, sous prétexte de lutter contre la crise « boursière », et avec pour conséquence la baisse générales des salaires et des droits sociaux, et le développement d’une misère de masse, ce n’est sûrement pas le moment de laisser filer cet acquis en France !

 

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Sondage Harris Interactive sur l’emploi: Loin des préconisations patronales, les Français attendent des décisions fortes

Posté par UL CGT ELBEUF le 17 octobre 2012

Sondage Harris Interactive sur l’emploi: Loin des préconisations patronales, les Français attendent des décisions fortes  dans Infos blog-logo0125Lu sur le site de la CGT

Une enquête a été réalisée par l’Institut Harris Interactive du 20 au 26 septembre pour la CGT sur les moyens à mettre    en œuvre pour lutter contre le chômage et sur les moyens d’améliorer la situation des salariés.

Il en ressort une large adhésion aux propositions que porte la CGT dans les négociations engagées sur la sécurisation    de l’emploi, et plus largement aux solutions de nature à dynamiser l’économie française et l’emploi dans cette période de crise.

Les propositions portant sur la nécessité d’investir davantage dans la recherche et la formation des salariés (95%    d’opinions favorables) et sur le besoin de conditionner les aides accordées aux entreprises à la création d’emplois (91% d’opinions favorables) sont approuvées massivement. De même,    l’interdiction des licenciements dans les entreprises qui réalisent des bénéfices, fortement combattue par le patronat, recueille 73% d’opinions favorables.

A contrario, l’idée qu’il faut flexibiliser les contrats de travail comme le réclame à cor et à cri le patronat est    rejetée par 61% des français.

Toutes les autres propositions portées par la CGT recueillent un soutien majoritaire.

  • => 81% pour faire évoluer le financement de la protection sociale en mettant à contribution les revenus du      capital,
  • => 79% pour donner le droit aux comités d’entreprises de faire suspendre des licenciements afin de permettre      l’examen de proposions alternatives,
  • => 64% pour augmenter les cotisations sociales patronales pour les emplois précaires
  • => et 62% pour moduler les cotisations sociales en fonction de leur politique en matière d’emploi et de      salaires.

Au moment où le patronat exerce un chantage à l’emploi et aux délocalisations pour obtenir plus de flexibilité et un    transfert massif de cotisations sociales au détriment des salariés, ce sondage apporte de précieux éléments de réflexion au président de la République et au gouvernement. Il confirme l’attente    des salariés pour que les espoirs placés dans le nouvel exécutif se traduisent par des décisions, qui sont désormais urgentes, en faveur de l’emploi et du développement industriel.

En lire plus sur le site de la    CGT

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Retraites : déclaration commune des Fédérations Cheminots et Mines-Energie CGT

Posté par UL CGT ELBEUF le 17 octobre 2012

Retraites : déclaration commune des Fédérations Cheminots et Mines-Energie CGT dans Infos blog-logo0124Concernant leurs régimes spéciaux de retraite, les Fédérations CGT Cheminots et Mines-Energie [ex-EDF-GDF, et    Mineurs] sont confrontées aux mêmes attaques du gouvernement et du capital, en particulier avec la remise en cause du paiement trimestriel des pensions à terme à échoir.

Les deux Fédérations, avec leurs Unions Fédérales de Retraités (UFR), refusent toute remise en cause de leurs statuts,    au moment où les garanties sociales des retraités sont mises à l’index.

  • - Rapport de la Cour des Comptes incendiaire à l’égard des retraités qui sont stigmatisés vis-àvis      des salariés pour trouver de nouveaux motifs de ponctions destinées à renflouer les caisses de la Sécurité Sociale.
  • - Campagne de presse sur les avantages spécifiques des entreprises

Sous couvert de crise financière et bancaire, le gouvernement veut imposer le paiement mensuel des pensions pour ces    deux régimes, alors que les véritables objectifs sont bien de remettre en cause leurs droits et de tenter de mettre tout le monde au régime général en agissant sur des leviers différents pour les    deux organismes.

Imposer aux retraités un nouveau mode de paiement des pensions, comme le voulait l’ancien gouvernement, serait aller à    l’encontre des attentes de ceux qui ont créé les conditions du changement politique au printemps dernier.

Le 23 octobre, chez les cheminots, les UFR CGT, UNSA, CFDT, SUD-RAIL et l’association FGRCF appellent    à une manifestation nationale de la gare Montparnasse au Ministère des Affaires Sociales pour exiger le maintien du paiement trimestriel des pensions et l’ouverture de    négociations sur les questions de pouvoir d’achat des pensions.

L’Union Fédérale des Retraités (UFR) Mines–Energie CGT appelle les retraités à organiser des délégations, des    rassemblements auprès des préfectures, des permanences des élus de la majorité pour que les dossiers pollués et les décisions rétrogrades prises par l’ancien gouvernement soient revues    et corrigées pour répondre aux exigences des retraités et pensionnés.

L’UFR Mines–Energie prendra les dispositions pour assurer la présence de délégations de retraités des IEG lors de la    manifestation des cheminots le 23 octobre à Paris (Montparnasse à 13 h).

Les deux Fédérations interviendront ensemble auprès des Ministères compétents pour que les bonnes décisions soient    prises, à savoir celles qui seront de nature à consolider les deux régimes spéciaux de retraites.

Montreuil, le 15 Octobre 2012.

pdf-distTéléchargez le communiqué    en PDF

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Refusons d’être les pigeons !!!

Posté par UL CGT ELBEUF le 17 octobre 2012

Refusons d'être les pigeons !!! dans Infos blog-logo0123Jadis, on apprenait à l’école de la république que la vocation suprême de la « politique » consistait à décréter avec le    peuple, et contre les intérêts dominants,

  • => quelles idées étaient utile à l’humanité,
  • => quelles idées étaient futiles ou malfaisantes.

Voilà désormais que certaines des déci­sions « politiques » se prennent sous 
la pression de quelque lobby à la    vulgarité bien-pensante, sans même prendre le temps d’étudier si l’avidité ne serait pas, par hasard, la source et la ressource de leur envie 
de prédation ou de négation de l’intérêt    général.

Ainsi donc, il aura suffi qu’une poignée de patrons, alias « les pigeons », vienne dénoncer les    projets fiscaux du gouvernement pour que celui-ci annonce une invraisemblable volte-face.

Et pas n’importe quelle volte-face.

En assurant que le gouvernement « reverrait sa copie » sur la taxation des revenus de cessions d’actifs, celui-ci a    montré des signes de faiblesses (pour ne pas dire de lâcheté), tout en adressant un message de sou­mission à l’égard du patronat…

En moins de quatre jours, le gouvernement Ayrault a cédé à un groupuscule maniant à mer­veille l’art de la manipulation    médiacrati­que.

Que dénoncent en effet, la main sur le cœur et le verbiage haut, ces bons mes­sieurs prétendument « entrepreneurs »,    jamais les der­niers à donner 
des leçons de maintien en néocapitalisme appliqué et choc de com­pétitivité ?

Ils ont dénoncé rien d’autre que la fin d’un privilège ! Et le gouvernement a rétabli dare-dare le    privilège !

Initialement les revenus que ces messieurs tirent de leurs capitaux devaient être imposés, comme ceux du travail    !

Le créateur d’une start-up, revendant rapidement son entreprise avec profit, verrait sa plus-value taxée à 43 % plus    15 % de cotisations sociales, au lieu de 30 % jusqu’à présent. Une injustice enfin réparée ? Non.

Arrière toute.

Droite et Medef jubilent. Et dire qu’il s’agissait là d’une des seules mesu­res du projet de loi de finances qui    s’atta­quait aux revenus du capital. Quand les socialistes renoncent à une idée socia­liste…

Qui sont les « pigeons » devant lesquels l’équipe Ayrault a capitulé si vite ?

Un quarteron de petits patrons ultralibéraux, à l’an­goisse fiscale développée,

  • => gérants 
de fonds financiers et autres spécialistes de LBO (rachats spéculatifs, liquidateurs      et dépeceurs      d’entreprises, fabricants de chômeurs),
  • => maniant les cessions de gros paquets d’actions, pour se rémunérer
  • => tous bien décidés à « se faire un max de thunes » en profitant des bulles artificielles en      asphyxiant les recettes de l’Etat

Cet abandon en rase campagne a tout de la défaite.

Il illustre les insuffisances d’une politique aliénée par la rigueur budgétaire et fiscale, dont les symboles les plus    cari­caturaux, et les plus graves, sont le traité budgétaire européen et la règle d’or, véri­tables inepties économiques doublées d’une mise en cause de la démocratie.

Pendant combien de temps le gouvernement refusera-t-il d’aborder de front la question 
de la relance économique par la    relance de la consommations et celle de l’investissement ?

Mais au fait, combien de citoyens se seraient retrouvés dans la rue pour défen­dre les privilèges de cette bande de    capitalis­tes « décomplexés », fussent-ils affublés du sobriquet de « pigeons », dont le seul but dans la vie est de capitaliser, quitte à fuir à Bruxelles ou à Londres ? Pas grand monde en    vérité.

Pour mémoire, rappelons au chef de l’État et au gouvernement que:

  • => le 30 septembre, 80 000 manifestants ont      réclamé dans les rues de Paris, l’arrêt des politiques      austéritaires en Europe.
  • => Le 9 octobre, plus de 90 000 participants issus de nombreux secteurs professionnels, privés et publics, à      l’ensemble des initiatives qui se sont déroulées sur le territoire.
  • => Le 11 octobre 2012 plusieurs milliers de retraités, dont 12 000 à Paris, sont descendus dans les      rues des principales villes de France, dans un cadre unitaire. Un car est parti de Dieppe pour envoyer des manifestants      à Paris.

Ce sont ces manifestants qui ont permis l’élection du président et le changement d’équipe à Matignon, pas les prétendus    « Pigeons » !

Un choix politique est un choix : et le changement c’est maintenant !

Tous ensemble montons le ton: syndiquez-vous à la CGT et exprimez haut et fort votre    volonté, celle des salariés et des retraités, de ne pas devenir les véritables pigeons de cette affaire !

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Petroplus: la raffinerie de Petit-Couronne doit Vivre !

Posté par UL CGT ELBEUF le 17 octobre 2012

Petroplus: la raffinerie de Petit-Couronne doit Vivre !  dans Infos blog-logo0122Les représentants de NET OIL n’ont pas réussi à apporter suffisamment d’éléments pour convaincre les juges du tribunal    de commerce de Rouen, sur leurs capacités à reprendre l’activité de la raffinerie de Petit-Couronne.

Le tribunal a donc prononcé, dans un premier temps, la liquidation de la raffinerie, tout en laissant un délai de    poursuite d’activité jusqu’au  5 novembre et ainsi permettre le dépôt d’un nouveau dossier de reprise.

Pour la CGT, il nous appartient de rester mobilisés et de soutenir les salariés de la raffinerie  et leurs    syndicats dans toutes leurs démarches à venir sachant qu’ils ne pourront gagner seuls.

L’Union Départementale CGT de Seine-Maritime a interpellé le gouvernement pour une table ronde tripartite (Etat, Ufip,    syndicats) sur l’avenir du raffinage en France, et à Petit-Couronne.

Pour donner toutes les chances de gagner ce combat la mobilisation est plus que nécessaire, elle doit être à la hauteur    des enjeux économiques et sociaux de notre département, et au-delà. Il faut stopper cette casse industrielle orchestrée par le patronat.

Le 9 Octobre, nous avons été des milliers à manifester pour l’emploi dans plusieurs villes de France, nous devons    poursuivre la mobilisation afin que le gouvernement prenne de véritables dispositions pour relancer l’activité économique de notre pays.

Poursuivre l’activité de la raffinerie de Petit-Couronne doit être le déclenchement d’un processus et une étape pour la    réindustrialisation en France.

Ne laissons pas notre avenir et celui de nos enfants dans les mains des marchés financiers, et l’Etat a les moyens    d’intervenir.

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Contre l’austérité en Europe: La CGT soutient les mobilisations en Italie

Posté par UL CGT ELBEUF le 17 octobre 2012

Contre l’austérité en Europe: La CGT soutient les mobilisations en Italie  dans Infos blog-logo0121Lu sur le site de la    CGT

Dans un courrier à la secrétaire générale de la CGIL, Bernard Thibault apporte le soutien de la CGT pour la      manifestation du 20 octobre à Rome « Il lavoro di prima tutto » – « Le travail, d’abord ! »

« A la CGT, nous aussi nous considérons qu’une autre alternative à l’austérité est possible, une alternative basée      sur un nouveau plan pour la création d’emplois », assure le secrétaire général de la CGT.

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Retraites complémentaires ARRCO et AGIRC : Le MEDEF veut imposer de nouvelles mesures régressives

Posté par UL CGT ELBEUF le 17 octobre 2012

Retraites complémentaires ARRCO et AGIRC : Le MEDEF veut imposer de nouvelles mesures régressives  dans Infos blog-logo0120Prétextant d’une situation dégradée des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, le Medef a proposé l’ouverture d’une négociation dont l’objet serait de prendre    des mesures conservatoires censées préserver à court terme l’équilibre financier des régimes.

 

En fait, le Medef veut imposer de nouvelles mesures régressives puisqu’il a précisément écarté par avance    toute augmentation des ressources, donc des cotisations, sur le court terme. Les mesures envisagées portent aussi bien sur les pensions liquidées que sur les droits en cours de    constitution.

 

Aucune des mesures n’ayant à elle seule un impact suffisant, on peut aisément imaginer que le Medef    tentera d’en imposer plusieurs parmi : une moindre revalorisation, voire un gel des pensions ; une augmentation importante du prix d’achat des points, tant en Arrco qu’en Agirc (la conséquence en    étant une baisse du nombre de points à salaire équivalent) ; un durcissement des conditions de réversion (60 ans au lieu de 55 à l’Arrco et 54 % au lieu de 60 % de taux pour les deux régimes)…Un    nouveau recul de l’âge (62 à 64 ans) ainsi qu’un nouvel allongement de la durée requise, ces deux dispositions pour une retraite Arrco et Agirc sans abattement, sont également évoqués.

 

La CGT fera en sorte que la négociation s’engage sur de toutes autres bases, car ce qui doit être à    l’ordre du jour, ce ne sont pas de nouvelles dégradations, mais au contraire les améliorations tant attendues par les retraités actuels et futurs.

Elle le fera avec d’autant plus de force qu’elle n’est pas dupe de la manœuvre du Medef qui comme à    l’accoutumée tente de peser par avance sur le contenu des discussions qui s’engageront au printemps 2013 sur l’avenir de notre système de retraite.

 

Montreuil, le 15 octobre 2012

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Succès de la journée nationale d’action unitaire des retraités

Posté par UL CGT ELBEUF le 12 octobre 2012

Succès de la journée nationale d’action unitaire des retraités dans Infos blog-logo0119Le 11 octobre 2012 plusieurs milliers de retraités, dont 12 000 à Paris, sont descendus dans les rues des principales villes de France, dans un cadre unitaire.

Partout les mêmes revendications :

  • => le pouvoir d’achat,
  • => 300€ de rattrapage immédiat,
  • => pas de retraites au-dessous du SMIC pour une carrière complète,
  • => une véritable loi sur l’aide à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale,
  • => et l’accès aux soins pour les retraités et personnes âgées.

La CGT revendique également le retrait du projet du Gouvernement d’imposer à la hauteur de 0,15% en 2013 et 0,30% en 2014 les revenus des retraités imposables, pour financer la future Loi sur l’aide à l’autonomie.

Le succès de cette journée doit servir, dans un cadre unitaire plus large, à exiger de véritables négociations à partir des préoccupations des retraités et personnes âgées.

Le Gouvernement doit apporter rapidement des réponses concrètes aux exigences exprimées le 11 octobre, et comme depuis de nombreuses années.

Les retraités de notre pays, comme partout en Europe, exigent une véritable solidarité intergénérationnelle.

Ils refusent l’opposition jeunes/retraités, actifs/retraités et la stigmatisation orchestrée par certains.

L’Union Confédérale des Retraités CGT invite les retraités et personnes âgées :

  • => à prendre la parole et à se faire entendre,
  • => à s’organiser au sein des organisations syndicales CGT territoriales et professionnelles retraités.

 

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Les jeunes au RSA ne sont pas des « abuseurs »

Posté par UL CGT ELBEUF le 12 octobre 2012

Les jeunes au RSA ne sont pas des

 

 

« Principale injustice de notre pays » et « cancer de la société » : Laurent Wauquiez, alors ministre du gouvernement Fillon, n’y était pas allé de main morte, en mai 2011, pour qualifier d’« abuseurs » les bénéficiaires des minima sociaux. De son coté, le Front National stigmatisait les « profiteurs du RSA », en invitant le gouvernement à s’attaquer «  à la fraude sociale ».

Une étude de l’Insee, publiée le 27 septembre, vient contredire ceux qui considèrent les bénéficiaires du RSA comme des « assistés ».

Chargé de définir si le RMI et le RSA découragent les jeunes de travailler, l’institut de la statistique note qu’« aucune rupture dans les taux d’emploi à 25 ans n’est repérable pour les jeunes célibataires sans enfant ayant au moins un CAP ou un BEP. Le RMI et le RSA n’auraient donc pas d’effet désincitatif marqué sur l’emploi de ces jeunes ». Au total, sur la période 2004-2009, entre 1,7 % et 2,9 % de ces jeunes très peu qualifiés auraient été découragés de travailler en raison du RMI.

En plus de démentir l’idée selon laquelle on pourrait abuser en survivant avec quelques centaines d’euros par mois, l’étude de l’Insee rappelle une spécificité française peu glorieuse.

  • => A savoir l’accès tardif au revenu minimum pour les jeunes sans charge de famille en France: 25 ans.
  • => RAPPEL : De nombreux pays européens accordent un revenu minimum aux jeunes non étudiants dès 18 ans.

Depuis 2010, les 18-25 peuvent avoir accès au RSA, mais à condition d’avoir travaillé l’équivalent de deux ans à temps plein au cours des trois dernières années.

 

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La justice annule le plan social chez Conforama

Posté par UL CGT ELBEUF le 11 octobre 2012

La justice annule le plan social chez Conforama  dans Infos blog-logo0116Communiqué de la fédération CGT du Commerce et des Services

Dans une décision rendue le 27 septembre, le tribunal de grande instance de Meaux (Seine-et-Marne) a jugé    « insuffisant » et « de facto nul » le PSE de Conforama qui prévoyait la suppression de 288 postes dans les services après-vente de l’entreprise.
Cette décision a pour principale implication d’obliger l’entreprise à revoir sa copie à défaut de renoncer à son projet    de restructuration. Dans le cas inverse, un autre projet devra être soumis au CCE et membres des CHSCT dans le cadre de l’ouverture d’une nouvelle procédure d’information consultation.
La décision du TGI de Meaux fait suite à une suspension du PSE en juillet après que le tribunal avait constaté une    absence de propositions de poste et sursis à statuer sur la validité du plan de reclassement, en l’attente de la production d’informations complémentaires sur les différentes entreprises et    enseignes dépendant du groupe STEINHOFF.
Si d’ores et déjà, le PDG de Conforama considère que le « motif économique » du PSE « est validé »,    les élus du CCE, l’intersyndicale (CGT, CGC, CFDT et CGT-FO) et les salariés estiment de leur côté que leur persévérance a payé et se sentent soulagés de savoir que tous les emplois sont    maintenus.
Pour eux, cette décision adresse un message clair à Conforama. Ses dirigeants doivent comprendre qu’ils ne peuvent    imposer un PSE en occultant la réglementation en la matière, qu’ils doivent s’y conformer et respecter les salariés.
La Cgt restera attentive à l’ensemble des processus mis en place dans le cadre du projet de redimensionnement de    SAVEO.

Montreuil, le 1er octobre 2012

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Fin du suspense pour les salariés de la Fnac !

Posté par UL CGT ELBEUF le 11 octobre 2012

Fin du suspense pour les salariés de la Fnac !  dans Infos cgtCommuniqué de    presse de la Fédération CGT du Commerce

Au terme d’une semaine de suspense, les représentants des salariés ont été informés des décisions prises par PPR,      propriétaire de la FNAC.

La sortie de la Fnac du groupe PPR et son introduction en bourse en constituent les éléments les plus importants.      Cette décision sera lourde de conséquences pour les salariés de la Fnac.

Il apparaît que PPR, après avoir récupéré sur la Fnac environ 1 milliard d’euros de résultat en quelques années, ne      veuille pas prendre le risque d’une solidarité envers sa filiale aujourd’hui en difficulté en raison de la crise mais aussi du défaut d’investissement ces dernières années.

Cette opération va permettre, en outre, de présenter le groupe PPR sous un jour plus flatteur, le pôle luxe étant      plus profitable que la Fnac ou REDCATS, la bourse ne s’y est d’ailleurs pas trompée puisque le titre PPR a fini en hausse hier.

Nous condamnons cette décision boursière révélatrice du mépris envers les salariés de la Fnac, laissés-pour-compte      après avoir été essorés. Avec 3 plans sociaux en cours, un projet d’entreprise amputé faute d’investissement de la part de PPR, l’entreprise va connaître de nouvelles difficultés et la pression      sur les salariés va s’accroître.

Montreuil, le 10 octobre 2012

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Journée du 9 octobre 2012 : Forte mobilisation pour l’emploi et la défense de l’industrie

Posté par UL CGT ELBEUF le 10 octobre 2012

Journée du 9 octobre 2012 : Forte mobilisation pour l’emploi et la défense de l’industrie dans Infos blog-logo0115

 

 

L’appel de la Fédération Européenne de l’Industrie, s’est traduit en France à l’initiative de la CGT par des arrêts de travail et des manifestations.
 

 

La CGT recense plus de 90 000 participants issus de nombreux secteurs professionnels, privés et publics, à l’ensemble des initiatives qui se sont déroulées sur le territoire.

La CGT se félicite de cette forte mobilisation pour l’emploi et l’avenir de nos industries, pour une Europe Solidaire et sociale et pour une réponse aux urgences sociales.

En France, les salariés ont manifesté ce 9 octobre, leur solidarité et leurs convergences avec les travailleurs en lutte en Grèce, au Portugal, en Espagne… Le monde du travail, partout en Europe, se rassemble et fait entendre sa voix contre les politiques d’austérité généralisées par le Traité Européen.

Dans chaque pays l’idée fait son chemin que la rigueur est le pire des remèdes. Relancer une politique industrielle, est un levier essentiel pour le développement et le progrès social.

Les salariés des entreprises, sont en attente d’une loi protégeant leurs sites industriels, leurs emplois et les conditions de relance de la production.

Le monde du travail, principalement les jeunes et les femmes, sont victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables mais dont ils paient lourdement les conséquences. En témoigne les chiffres du chômage et du nombre d’emplois précaires. Un salarié sur deux tente de vivre avec moins de 1 500 euro par mois

Ce n’est pas le coût du travail qu’il faut réduire c’est le coût du capital

Les richesses créées par le travail doivent être mises au service de l’investissement dans l’appareil productif, du développement « bas-carbone », de l’emploi, de la formation professionnelle, de la satisfaction des besoins sociaux et de la protection de l’environnement.

Les aides publiques doivent être conditionnées au respect de critères portant sur les créations d’emplois et les politiques salariales.

Depuis plus de 30 ans, le travail a été la variable d’ajustement. Pour accroître la rentabilité du capital, les dividendes des actionnaires, les entreprises ont mis une pression sans précédent pour réduire le coût du travail, en organisant la dégradation des conditions de travail, de la qualité du travail et de son efficacité. En dévalorisant les qualifications, en développant la précarité et la pression salariale, en accentuant la pression sur les normes de travail et d’emploi, les systèmes de protection sociale et de santé.

Le développement industriel et des services publics est indissociable d’une meilleure sécurisation de l’emploi et de droits d’intervention des salariés sur leur travail, leur emploi et la stratégie de leur entreprise. La CGT revendique ainsi des droits attachés à la personne transférables d’une entreprise à l’autre, c’est-à-dire une Sécurité Sociale Professionnelle constitutive d’un nouveau statut du travail salarié. La CGT va s’appuyer sur le succès de la journée du 9 octobre pour porter plus fort les revendications des salariés pour sécuriser leur emploi. C’est cela que le patronat doit prendre en compte dans les négociations interprofessionnelles en cours.

Cette journée de grève et de manifestations pour la défense de l’emploi et de l’industrie s’adresse aussi au gouvernement et aux parlementaires. Ils doivent prendre rapidement de bonnes mesures pour trancher avec la logique patronale.
La CGT appelle les salariés à rester vigilants, mobiliser et à rejoindre plus nombreux les rangs de la CGT pour que ça change dès maintenant dans les entreprises et sur tous les lieux de travail.

Montreuil, le 9 octobre 2012

 

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Les TPE Simplement

Posté par UL CGT ELBEUF le 8 octobre 2012

Les TPE Simplement dans Infos blog-logo0114

Vous venez de recevoir une lettre concernant les élections TPE mais vous n’avez aucune idée de ce que cela signifie ? Nous allons vous l’expliquer simplement.

Qui vote ?

  • Les employé d’entreprise de moins de 11 salariés.
  • Les employé à domicile.

Les employés doivent avoir 16 ans revolu au 28 novembre 2012, être inscrit sur les listes électorales, il n’y a pas de condition de nationalité.

Comment s’inscrire sur les listes électorales ?

Si vous remplissez les conditions ci-dessus, vous êtes inscrits automatiquement.

Vous pouvez vérifier si vous êtes inscrit en suivant ce lien.

Pourquoi vote-t-on ?

Vous devrez votez pour un syndicat , le choix le plus judicieux étant  bien sûr la CGT.

Les syndicats ayant obtenus 8% des suffrages exprimés au niveau national et 8% des suffrages exprimés dans la branche pourront participer à  :

  • L’élaboration des conventions collectives (temps de travail, rémunération, formation, congés, etc.) ;
  • La gestion de nombreux organismes (sécurité sociale, assurance chômage et organismes paritaires) .
  • Concertations et négociations nationales avec l’Etat sur les grandes réformes sociales (retraites, salaire minimum etc.).

Comment Voter ?

Vous pouvez voter par courrier ou par internet du 28 novembre au 12 décembre 2012 en suivant les modalités décrites dans le courrier que vous avez reçu du ministère du travail.

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Info luttes UD 76 n°44 et 45

Posté par UL CGT ELBEUF le 8 octobre 2012

Info luttes UD 76 n°44 et 45 dans Infos blog-logo0112

 

 

fichier pdf Info luttes n°45

fichier pdf Info luttes n°44

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1% logement: les aides distribuées aux ménages ont baissé de 20,5 % en 2011

Posté par UL CGT ELBEUF le 8 octobre 2012

1% logement: les aides distribuées aux ménages ont baissé de 20,5 % en 2011 dans Infos blog-logo0111

 

 

En lire plus sur le site de la CGT Logement

Estimé à 977,7 millions d’euros, le montant global des aides aux ménages bénéficiaires du 1 % Logement allouées par les CIL au titre de la Peec a baissé de 20,5 % en 2011 par rapport à 2010, d’après le rapport d’activité de l’Anpeec publié fin juillet 2012.

On découvre là l’effet sur le logement de 10 ans des politique anti-sociales menées par les gouvernements précédents, qui se sont attachés à détruire, éléments après éléments, toute la structure de financement du logement à loyer modéré.

« Cette baisse s’explique par la très forte diminution des versements Pass-Foncier, dont le dispositif a été arrêté en 2011 et qui constituait le principal poste de décaissements en 2010 », et « dans une moindre mesure », par « la baisse des versements Loca-Pass », analyse l’agence, précisant que « ces deux diminutions ne sont pas compensées par la forte augmentation des montants versés au titre des prêts accession ».
En nombre, 427 992 aides ont été distribuées aux ménages par les collecteurs au cours de l’exercice 2011, « soit une baisse de 23,5 % par rapport à 2010 », poursuit l’Anpeec, expliquant ce recul « notamment par la diminution de l’octroi des dépôts de garantie Loca-Pass ». Pour mémoire, le volume d’aides distribuées aux ménages a connu une baisse de 32,2 % en 2010 par rapport à 2009 (AEF Habitat et Urbanisme n°4618).

 Une forte baisse que les gestionnaires de l’UESL-Action Logement ont à plusieurs reprises mis sur le compte du prélèvement effectué depuis la « loi Boutin » du 25 mai 2009 sur les ressources du mouvement pour financer des politiques nationales, comme la rénovation urbaine (AEF Habitat et Urbanisme n°7715).

Un nouvel accord en passe d’être signé avec l’État prévoit ainsi d’allouer 1,2 milliard d’euros des sommes collectées par an à l’Anru ou encore le Fnal (AEF Habitat et Urbanisme n°9020) au titre du 1% logement, entre 2013 et 2015. Ce qui fait anticiper une nouvelle baisse des aides à Fabrice Angéi, en charge du logement à la CGT : « un million de salariés ont pu bénéficié des produits d’Action Logement en 2009, 660 000 en 2011 et au mieux 500 000 en 2013 » (AEF Habitat et Urbanisme n°9114).
« Forte » compression des emplois chez les collecteurs du 1%
Les collecteurs de la Peec, à savoir 21 CIL et 3 CCI à fin 2011, ont « fortement comprimé leurs emplois », à cause de la contraction des aides aux gestionnaires du 1% logement. Ces emplois sont en recul de 13,4 % par rapport à 2010.
Outre ce rabot des concours directs, l’Anpeec rapporte également une baisse de 18,4 % des contributions sous forme de subventions délivrées par les associés collecteurs de l’UESL au financement des politiques nationales, contributions qui par ailleurs consomment 33,4 % des ressources.
Les remboursements de prêts reculent de 16,8 % entre 2010 et 2011
Entre 2010 et 2011, les ressources de la Peec chutent malgré tout de 7,4 % pour atteindre 3 594,8 millions d’euros, dont 56,4 % proviennent des remboursements de prêts accordés antérieurement aux bénéficiaires du 1 % (le reste étant assuré par les versements nets reçus des entreprises).
La baisse des ressources est d’ailleurs « essentiellement » imputable à la baisse des remboursements de prêts accordés antérieurement, dont le montant global chute de 16,8 % entre 2010 et 2011.

Tout cela confirme la justesse des revendications de la CGT pour répondre aux attentes légitimes des salariés en matière de logement:

  • => la révision de la loi Boutin et le retour à une véritable gestion paritaire d’Action Logement.
  • => L’élargissement de la collecte à toutes les entreprises privées non assujetties
  • => La mise en place d’un dispositif spécifique, s’inspirant du 1 % logement pour les trois versants de la Fonction Publique.
  • => la tenue d’assises, y compris en territoire, mettant en présence l’ensemble des acteurs (État, associations et organisations syndicales, collectivités locales, bailleurs sociaux, représentants des usagers, …)

 

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Négociation contrat de génération: La situation exige un accord ambitieux

Posté par UL CGT ELBEUF le 8 octobre 2012

Négociation contrat de génération: La situation exige un accord ambitieux dans Infos blog-logo0110

 

 

Communiqué de la CGT

Le taux de chômage des jeunes et des seniors, pose l’exigence d’une prise en compte nouvelle et ambitieuse par les entreprises de la situation de ces catégories vis-à-vis de l’emploi.

L’accord national interprofessionnel sur l’emploi des seniors a montré ses limites : peu d’accords dans les entreprises, beaucoup de plans d’action, trop peu de résultats effectifs concernant le maintien dans l’emploi.

Or, le projet patronal présenté lors de cette deuxième séance de négociation reste dans le même schéma : comment profiter des aides et échapper aux pénalités en ayant le moins de contraintes possibles. C’est un projet qui n’est pas à la hauteur des enjeux.

Il est indispensable de se saisir de cette occasion pour impulser une dynamique de négociations de branches et d’entreprises pour l’emploi des jeunes et des seniors.

La CGT revendique :

  • • L’obligation d’un accord collectif dans les entreprises et groupes de 50 à 300 salariés comme dans les plus de 300 salariés.
  • • Le plan d’action ne pourrait être acceptable qu’après l’échec de négociations, s’il existe un accord de branche et si ce plan est validé par les Institutions Représentatives du Personnel.
  • • Des engagements chiffrés concernant la création d’emplois pour les jeunes et le maintien dans l’emploi des seniors, dans l’objectif d’un accroissement de l’emploi.
  • • Des engagements précis sur la qualité de l’emploi des jeunes comme des seniors. La réduction de la pénibilité, l’amélioration des conditions de travail et la diminution de la précarité ne peuvent plus être absentes des politiques d’emploi des entreprises. La formation et la reconnaissance des qualifications doivent aussi être garanties.
  • • Les aides et les allègements de cotisations doivent être conditionnés à la réalisation de ces engagements.

Le patronat semble pressé de conclure cette négociation, mais à quoi servirait un accord sans efficacité ? Nous ne pouvons plus nous contenter de déclarations de bonnes intentions.

Tous les participants à la négociation considèrent que la question de l’emploi des jeunes et des seniors doit être traitée sérieusement, il est temps d’en faire maintenant la preuve en améliorant substantiellement ce projet.

Montreuil, le 5 octobre 2012

 

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Le 11 octobre 2012, la CGT appelle les retraités à manifester

Posté par UL CGT ELBEUF le 8 octobre 2012

Le 11 octobre 2012, la CGT appelle les retraités à manifester dans Infos retraites-val

 

 

Un communiqué de l’Union syndicale CGT des Retraités de la Vienne :

 

Le rapport annuel de la cour des comptes envisage au nom de l’égalité et de la solidarité de mettre à plat les « avantages » des retraités à savoir, la suppression de l’abattement de 10% sur le revenu déclaré, l’augmentation de la CSG pour atteindre le niveau des salariés actifs, suppression de la majoration pour avoir élevé 3 enfants….

La Ministre des affaires sociales déclarant « les retraités ne sont pas intouchables » il préfère prendre dans la poche des retraités plutôt que dans celles des actionnaires !

Après la demi-part aux veuves, veufs, divorcés, séparés, enlevée par la droite, dont le gouvernement ne propose pas le rétablissement et l’amenuisement des pensions retraites( moins 20% depuis 1993) par rapport au coût de la vie, voila maintenant l’idée de s’en prendre à celles et ceux qui toute leur vie ont travaillé pour créer des richesses et développer notre pays, qui deviennent la cible privilégiée de cette cour des comptes qui ne sait que proposer une réduction des salaires et des retraites.

L’attaque est d’autant plus sérieuse que la masse des retraités nouveaux qui arrivent ont des pensions minorées du fait des périodes de non cotisation, à cause du chômage non indemnisé et des baisses de salaires dues à toutes les formes de précarité qu’ils ont eu à subir durant leur carrière .

Les réformes successives de 1993 – 2003 et 2010 des retraites ont affaibli de façon significative les pensions retraites, mais de cela le rapport ne parle pas.

Résultat de ces politiques :

- 36% des retraités perçoivent moins de 700 euros et 64% moins de 900 euros mensuels

- 53% des retraités perçoivent moins de 1300 euros

- 4 retraités sur 10 perçoivent une retraite au minimum contributif (677 euros) dont une femme

sur deux

- 14% des retraités renoncent à se soigner…

Dans le même temps les patrons du CAC 40 perçoivent des rémunérations égale à 190 fois le SMIC (3 millions d’euros)

Pour la C.G.T et son Union Syndicale des Retraités, ce ne sont pas les revenus du travail qu’il faut toucher mais bien les revenus du capital.

Les retraités doivent se faire entendre le 11 octobre prochain, la C.G.T appelle les retraités à manifester pour rejeter le rapport de la cour des comptes et exiger un véritable cadre de négociations du Gouvernement sur 4 revendications urgentes

- Aide à l’autonomie

- Pouvoir d ‘achat

- Accès aux soins des personnes âgées retraitées

- Abrogation du Traité de stabilité, la coordination et la gouvernance.

 

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Le « sommet » de la CGT rallié à l’Europe ? l’analyse de Philippe Cordat, secrétaire de l’Union régionale CGT de la région Centre

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 octobre 2012

Le « sommet » de la CGT rallié à l’Europe ? l’analyse de Philippe Cordat, secrétaire de l’Union régionale CGT de la région Centre dans Infos blog-logo019

 

 

Interview de Philippe CORDAT secrétaire général de l’Union régionale CGT de la région Centre (qui regroupe 6 départements : le Cher, l’Eure-et-Loir, l’Indre, l’Indre et Loire, le Loire et Cher et le Loiret).dans Bastille République Nations (BRN) mensuel daté du 17 septembre 2012


cordat-philippe

Philippe Cordat donne ici son analyse de la situation économique et sociale, de ses causes européennes, et des enjeux pour la centrale syndicale.

BRN : A travers vos responsabilités, comment évaluez-vous aujourd’hui l’intégration européenne ?

Philippe CORDAT :

Il faut remettre celle-ci en perspective : l’Union européenne est née de la Communauté du charbon et de l’acier des années 1950, a promu le libre-échange, puis la libre-circulation des capitaux et des marchandises. L’Union économique d’aujourd’hui sert les intérêts qui l’ont mises sur les rails des l’origine : ceux du capital. Elle apparaît comme un véritable carcan qui étend sa mainmise sur tout, de la production agricole et agro-alimentaire jusqu’à la défense, en passant par l’eau, l’énergie… Bref, tout ce qui structure les activités des pays, et la vie même de ses habitants.

BRN : Mais ses partisans invoquent la nécessité de coopérations …

Philippe CORDAT :

Ladite « construction européenne » est aux antipodes de véritables coopérations. Sa raison d’être a pour noms : restructurations, privatisations, remise en cause du fondement des protections sociales. En France, la Sécurité sociale est une conquête largement issue du programme du Conseil National de la résistance qui a soustrait une part de la rémunération du travail à l’emprise du capital. Le patronat s’est organisé au niveau européen pour dicter sa loi, et remettre en cause ces acquis.

BRN : Y a-t-il des conséquences particulièrement visibles dans votre région ?

Philippe CORDAT :

La région Centre est notamment caractérisée par un poids important des implantations militaires et des industries de défense, elle est par exemple la première région productrice de munitions.

Nous avons donc subi de plein fouet la transformation de ce qui était l’établissement public GIAT SA, puis en la société de droit privé Nexter. Les conséquences sont lourdes sur l’emploi, de même qu’en termes de droits et de statut des salariés. Et nous sommes en pleine restructuration de la production d’armements suivant une logique et un partage européens, avec l’arrivée de groupes privés, tels que Thalès et Dassault.

BRN : Une logique européenne, c’est-à-dire ?

Philippe CORDAT :

L’objectif de défense nationale a été supplanté par une ambition de défense européenne sous l’égide de l’OTAN. En fait de « défense », on devrait plutôt parler de projection aux quatre coins du monde, comme le montre la multiplication des missions « civilo-militaires » de l’UE ; et de « business » des armes pour maximiser les profits. Pour une région, cela signifie morcellement des productions jusquà la liquidation et au bradage de celles-ci selon des répartitions et arrangements au niveau européen, dont les sites de Bourges et de Salbris (ce dernier aujourd’hui liquidé) ont particulièrement fait les frais.

BRN : Comment évaluez-vous l’état d’esprit populaire sur ces enjeux ?

Philippe CORDAT :

Quand on est un syndicaliste CGT, on se doit d’adopter un point de vue « de classe » et de raisonner à partir des intérêts du salariat : ce qui nous importe au premier chef, c’est la réaction des ouvriers, employés, techniciens, cadres (en activité, en retraite, ou privés d’emploi). Lors des dernières élections, force est de constater que le vote des salariés s’est éparpillé comme jamais auparavant. Je pense que le rejet de l’Union européenne a été un des facteurs déterminants à cet égard, même s’il s’est traduit de manière confuse. Rappelons que les salariés avaient voté majoritairement contre le traité de Maëstricht en 1992, finalement adopté de justesse ; et que le NON massif du monde du travail au traité constitutionnel (TCE) a été déterminant dans le rejet de celui de 2005.

BRN : C’est la colère qui s’était ainsi manifestée ?

Philippe CORDAT :

C’est d’abord l’expérience. J’ai évoqué la protection sociale, mais il faut aussi citer les services publics, la recherche… La colère, elle, s’exprime le plus brutalement dans le secteur agricole, parmi les petits exploitants littéralement étranglés.

BRN : Sentez-vous que les salariés fassent le lien direct entre les attaques qu’ils subissent, et l’emprise de Bruxelles ?

Philippe CORDAT :

C’est souvent plus diffus, sauf pour ceux qui vivent directement les liquidations et fermetures. Là, nos syndicats d’entreprise soulignent les responsabilités- et sont souvent bien seuls : les autres organisations syndicales, dans les cas cités, ont fréquemment participé aux restructurations.

BRN : L’UE pousse aussi aux délocalisations…

Philippe CORDAT :

C’est le cas dans le secteur automobile, très présent également dans nos départements via les grands équipementiers. Ces derniers –tel Faurecia- contraignent nombre de sous-traitants à délocaliser leurs unités de production, en particulier vers l’Est de l’UE (Pologne, Tchéquie …).

Bruxelles verse ensuite des fonds, de même que les collectivités locales, pour financer les « cellules de reclassement », les « programmes de sécurisation » et les « plans sociaux » ! Cependant, ces délocalisations européennes semblent bien inaccessibles au niveau d’un syndicat d’entreprise, et provoquent souvent un sentiment d’impuissance.

BRN : En 1992, la direction confédérale de la CGT s’engageait résolument pour le NON à Maëstricht. En 2005, elle a tenté de maintenir la centrale dans un prudent retrait, avant que le Comité confédéral national (CCN) se prononce finalement pour le rejet du traité constitutionnel européen (TCE). Comment expliquer cette évolution spectaculaire ?

Philippe CORDAT :

Il faut tout d’abord se garder de considérer que la CGT est homogène. Dans sa longue histoire, elle a connu en son sein des courants divers – pour faire court : un courant « révolutionnaire » et un courant « réformiste ». Ainsi, pour prendre un exemple vieux d’un siècle, la direction de la confédération s’était rangée, en 1914, du côté des bellicistes en appelant à l’ « union sacrée ». Cela s’est probablement fait à contre-courant du sentiment majoritaire des adhérents. La composition des directions est un facteur déterminant dans les affrontements entre les courants que j’ai citées.

BRN : Mais au moment du referendum sur le traité de Maëstricht …

Philippe CORDAT :

… Le bureau confédéral était largement acquis à la nécessité de lutter contre cette menace pour le pays et pour le monde du travail. Et la CGT a dû ainsi jouer un rôle important. Mais cela ne signifie pas que les dirigeants étaient unanimes. Ceux qui étaient porteurs d’une ligne « réformiste » faisaient déjà les yeux doux à l’intégration européenne. Logique : l’ « idée européenne » a été historiquement portée par deux forces : la social-démocratie et le Vatican. Les deux ne sont pas sans relais dans notre organisation, et ont fait de l’Europe un axe privilégié de leur influence en son sein.

BRN : C’est ce qui explique le couac de 2005 ?

Philippe CORDAT :

La composition de la direction confédérale avait alors évolué, au point que, à mon avis, si on avait fait un sondage auprès des membres de la Commission exécutive, on aurait trouvé une majorité pour le OUI. Au même moment cependant, un grand nombre d’organisations, parmi lesquelles plusieurs Unions départementales de notre région, ont consulté leurs syndiqués. La prise de position en faveur du NON a été massive. D’où le désaveu finalement infligé à la direction par le CCN (1).

BRN : En 1999, la CGT adhère à la Confédération européenne des syndicats (CES). Est-ce que cela a accéléré l’évolution des dirigeants confédéraux en faveur de l’Europe ?

Philippe CORDAT :

Personnellement je faisais partie de ceux qui n’approuvaient pas cette adhésion. A l’époque cependant il s’agissait, disait-on, de porter des idées de lutte au sein de la CES en restant nous-mêmes, et de pousser cette dernière sur le chemin de l’action.

BRN : Finalement, laquelle des deux organisations a influé sur l’autre ?

Philippe CORDAT :

Il faut regarder les choses en face. Certes, la CES organise régulièrement des manifestations transnationales. Mais elle reste plus que jamais intégrée aux institutions bruxelloises ; elle est d’ailleurs née en leur sein, avec l’objectif explicite de contribuer à la « construction européenne ». Elle ne remet en cause ni les fondements, ni même les principes pour lesquels l’UE agit en ce moment : effacement des souverainetés, remboursement des dettes au profit des marchés … Lors du débat sur feu le TCE, le site de la CES appelait explicitement à adopter celui-ci. Et jusqu’au referendum, les hauts dirigeants de la CES issus de la CGT ont fait campagne en ce sens.

BRN : Cet affrontement de 2005 a laissé des traces …

Philippe CORDAT :

Il a en tout cas ouvert les yeux de nombreux militants sur les positionnements des uns et des autres, ainsi que sur le rôle de certains groupes ou clubs associant dirigeants syndicaux et patronaux, avec la bénédiction et le soutien financier de Bruxelles. Il a également permis de mesurer l’ampleur de la perte de repères. Les dirigeants qui se sont laissé entra

îner ou dériver devraient aujourd’hui faire le bilan.

BRN : Bernard Thibault va-t-il engager cette évaluation critique ?

Philippe CORDAT :

Il ne semble pas en prendre le chemin. Le 8 décembre 2011, il cosignait, avec François Chérèque (CFDT) et d’autres syndicalistes européens, un texte affirmant notamment : « nous continuons de soutenir qu’il n’y a pas d’autre solution que l’approfondissement du projet européen« . Les auteurs vantaient notamment le modèle social européen. Les termes de cette tribune sont ahurissants. Je pèse mes mots : cet appel est en rupture totale avec ce qu’a affirmé la CGT pendant des décennies – je renvoie notamment à un livre de référence, publié en 1981 sous l’égide du responsable aux questions internationales (2) et qui comportait une analyse sans concession de la Communauté depuis le Traité de Rome.

BRN : Quelles ont été les réactions ?

Philippe CORDAT :

Quelques camarades que je connais ont été stupéfiés. Mais le texte est en réalité passé inaperçu du grand public et de la masse de nos syndiqués. Quoiqu’il en soit, il va bien falloir clarifier les choses : la CES a-t-elle constitué un « plus » pour les salariés ? Il faudrait qu’un grand nombre de nos syndicats s’emparent de ces questions

BRN : Celles-ci auront-elles un écho lors du prochain congrès confédéral (mars 2013) ?

Philippe CORDAT :

Je l’espère. Pour l’heure, l’écho médiatique de sa préparation a plutôt porté sur la succession de Bernard Thibault, pour laquelle trois candidats ont été cités. Je note qu’aucun de ceux-ci ne semble remettre en cause l’orientation actuelle. Pour ma part, je souhaite que le choix se fasse sur notamment une question : qui sera le mieux à même de rassembler et de replacer la CGT dans une dynamique de conquête sociale ? A cet égard le critère déterminant est pour moi celui du parcours syndical : il faut que le ou la futur secrétaire général ait milité dans une entreprise, se soit confrontés aux patrons, sache ce que c’est qu’organiser une lutte, gagner de nouveaux adhérents ou collecter des cotisations sur le terrain.

BRN : C’est-à-dire l’inverse du profil des chefs de la CES …

Philippe CORDAT :

Exactement ! Ainsi, l’actuelle secrétaire générale de la CES, Bernadette Ségol, a fait toute sa carrière comme technocrate, conseillère puis dirigeante d’une fédération européenne, sans jamais avoir travaillé dans une entreprise. C’est le profil type d’une syndicaliste « institutionnelle » à la tête d’une organisation institutionnelle. La CGT n’en est pas là, et il faut éviter à tout prix qu’elle en arrive là un jour.

BRN :En matière de syndicalisme « institutionnel », quel rôle joue le concept de « dialogue social », qui se traduit par exemple par l’organisation d’un « sommet social » à Bruxelles tous les six mois ?

Philippe CORDAT :

Le « dialogue social », de même que les « partenaires sociaux » qui le constituent, sont des clés grâce auxquelles les dirigeants patronaux, notamment à l’échelle européenne, entendent intégrer les salariés dans leur propre jeu. Faut-il préciser que les « partenaires » patronaux n’ont jamais envisagé de partager ni les profits, ni les décisions ? Il s’agit plutôt de balader les syndicalistes – que ce soit au niveau des groupes, des branches, des pays, ou de l’UE – afin d’éloigner ceux-ci des entreprises et de leurs collègues. Ce « dialogue social » est la tasse de thé des gouvernements sociaux-démocrates, mais la droite n’est généralement pas en reste. D’ailleurs, beaucoup de salariés l’ont bien compris : dès qu’on leur annonce un « dialogue social », ils se demandent quel mauvais coup va être annoncé …

 

BRN : Quelle est l’alternative ?

Philippe CORDAT :

Ce n’est pas de « dialogue social » dont les salariés ont besoin, mais de négociations sur leurs propres revendications ! Ces négociations se caractérisent par le fait qu’elles s’appuient sur un rapport de force, et non sur la recherche d’un consensus. Et elles doivent partir d’un principe essentiel : ce sont les besoins sociaux, et ceux du pays, qui doivent être le véritable moteur de l’économie.

(1) Le Comité confédéral national (CCN) qui rassemble les représentants des Fédérations et Unions départementales, est l’organe souverain entre deux congrès.

(2) René DUHAMEL, « Aux quatre coins du monde« . Editions sociales, 1981.

 

Lu sur le blog du Front Syndical de Classe

 

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Corse du Sud : une agression inqualifiable contre des grévistes !

Posté par UL CGT ELBEUF le 5 octobre 2012

Corse du Sud : une agression inqualifiable contre des grévistes ! dans Infos blog-logo018

 

 

Dans le département de Corse du Sud, un conflit social a débuté le mercredi 26 septembre 2012 à la société des Granulats et Bétons de Corse dont les actionnaires sont la société COLAS et le groupe MOCCHI, un acteur économique local.

Les salariés revendiquaient l’embauche de trois salariés en CDI dans une entreprise qui emploie de manière habituelle des salariés intérimaires. Après trois jours de grève, les salariés de la CORSOVIA, une autre filiale de la société COLAS sont aussi entrés en conflit et ont bloqué l’entreprise.

Sous l’égide du secrétariat général de la Préfecture et de la Direction Départementale du Travail, une réunion de négociation était organisée le mardi 2 octobre 2012 à 16h00 afin, de trouver une issue au conflit.

Cette réunion s’est transformée en un véritable guet-apens !

En effet, une quarantaine d’hommes de main armés jusqu’aux dents (barres de fer, manches de pioche, armes de première catégorie…) ont débarqué, détruit le piquet de grève et frappé les salariés. Désigné par l’employeur, le délégué syndical CGT a été roué de coups et une autre militante a écopé de 7 jours d’interruption temporaire de travail. Des menaces de mort ont été proférées à l’encontre des responsables CGT du département.

Seule l’intervention de la gendarmerie appuyée par le GIGN a permis de stopper ce déchaînement de violence.

La CGT condamne fermement cette agression. Elle demande aux Pouvoirs Publics et particulièrement au Ministre de l’Intérieur de donner les instructions nécessaires pour qu’une enquête judiciaire soit diligentée immédiatement afin de retrouver les coupables.

Elle tient à assurer tout son soutien à l’union départementale CGT de Corse du Sud, à ses militants et aux salariés profondément choqués ainsi qu’à leur famille.

Elle veillera à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Montreuil, le 4 octobre 2012

 

Source : site de la confédération CGT

 

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Mardi 9 Octobre 2012: Tous au salon de l’auto avec les PSA Aulnay !

Posté par UL CGT ELBEUF le 4 octobre 2012

Mardi 9 Octobre 2012: Tous au salon de l’auto avec les PSA Aulnay ! dans Infos blog-logo014

 

 

Editorial du bulletin

de la CGT Ingénierie Renault-Lardy :

Mardi 9 octobre 2012, une journée d’action et de mobilisation européenne pour le développement de l’industrie et de l’emploi est organisée. Dans ce cadre, deux initiatives sont organisées à Paris : un rassemblement le matin devant le Salon de l’Auto (Porte de Versailles) à l’initiative des syndicats de PSA-Aulnay et qui regroupera des syndicats de l’automobile (PSA, Renault, sous-traitants) ; l’après-midi, une manifestation (Place d’Italie à Montparnasse) qui regroupera toute l’industrie. La CGT Renault-Lardy appelle à la grève pour se joindre à ces deux mobilisations.

Sur l’emploi, il y a vraiment urgence !

Plus de 3 millions de chômeurs, totalement privés d ’emploi, 6 millions de travailleurs en sous-emploi ou en situation de précarité, 8 millions de travailleurs vivant en dessous du seuil de pauvreté.

Malgré cela, le patronat poursuit sa politique de casse de l ’emploi. Et les plans sociaux se multiplient dans tous les secteurs d ’activité, auxquels s ’ajoutent les fins de contrats précaires (CDD, Intérim), qui représentent la grande majorité des inscriptions au chômage. Sans compter les licenciements déguisés dans les 900.000 « ruptures conventionnelles » annuelles.

Aulnay : un début ou une menace brandie ?

Depuis l ’annonce de la suppression de 8.000 emplois chez PSA et de son projet de fermeture de l ’usine d ’Aulnay, PSA apparaît comme la pointe avancée de la remise en cause du droit vital à un emploi.

Ce qui amène le quotidien « Le Monde » de mardi à poser à haute voix la question que beaucoup de travailleurs de l ’automobile ont en tête : « Une digue a-t-elle sauté en Europe ? Après l ’annonce par PSA Peugeot Citroën, en juillet, de la fermeture de son usine d ’Aulnay-sous-Bois en 2014, ainsi que l ’arrêt d ’une ligne de production à Rennes, tous les constructeurs généralistes présents en Europe semblent tentés de suivre. »

Une hypothèse qui renvoie à la réponse de Carlos Ghosn, en avril, au journal « Les Echos » : « Nous pouvons arriver à gérer nos surcapacités européennes à moyen et long terme, si et seulement si aucun constructeur ne se lance dans une restructuration. Si un le fait, il forcera les autres à le suivre. Il faut que tout le monde soit sur un pied d ’égalité ».

C ’est exactement la position que défend Sergio Marchionne – patron de Fiat-Chrysler et président de l ’Association des Constructeurs Automobiles Européens (ACEA). Lui qui estimait, en janvier, que l ’Europe a besoin de détruire 10 à 20% de ses capacités de production !

Fermeture… ou chantage à la fermeture pour imposer la régression sociale

A l ’opposé, les responsables de Volkswagen expliquent que « le débat sur les surcapacités n ’est pas le bon. Le débat doit porter sur la compétitivité industrielle. »

Cette « compétitivité » au nom de laquelle tous les constructeurs veulent imposer encore plus de flexibilité, l ’augmentation de la charge de travail, le blocage ou la baisse des salaires. Avec à la clef une spirale de concessions sans fin, sous prétexte que ce serait le seul moyen de ne pas décider la fermeture de telle ou telle usine.

Chez Renault, le son de cloche est le même que VW. C. Tavares, lors du dernier CCE extraordinaire, a écarté une fermeture de site mais a bien insisté sur les gains nécessaires en flexibilité et en « compétitivité », tout comme C. Ghosn hier dans une interview au Figaro.

C ’est exactement l ’enjeu de la « négociation » portant sur la « compétitivité » de Renault France, qui s ’est engagée en juillet et devrait aboutir, dès octobre, à la signature d ’un nouvel « accord » dont le texte n ’a pas encore été présenté aux syndicats.

A l ’usine de Sevelnord (filiale PSA), c ’est ce type d ’accord que viennent de signer la CGC, FO et SPI/GSEA. Il va imposer le prêt des travailleurs de l ’usine hors métallurgie en cas de sous-activité, l ’organisation du temps de travail sur un cycle de plusieurs semaines avec 3, 4, 5 ou 6 jours par semaine, un rattrapage quotidien non payé de 21 minutes décidé 2 heures avant la fin du poste au cas où la production journalière ne serait pas atteinte, l ’obligation de prendre les congés d ’ancienneté sur l ’année et pas étalés, la perte de jours de RTT, le blocage des salaires sur 2 ans…

A Lardy et dans l’ingénierie, les baisses d’effectif sont obtenues jusqu’à maintenant par les départs à la retraite ou en GPEC non remplacés. Mais ce qui nous attend à coup sûr, ce sont bien des attaques sur les salaires, les conditions de travail, le temps de travail, les congés, etc. et tout ça, au nom de la « compétitivité ».

Ce n’est pas le coût du travail qui est en cause mais la rémunération du capital

Contrairement à ce que prône le patronat, ce ne sont ni le « coût du travail », ni la « rigidité du marché du travail » qui plombent la compétitivité des entreprises.

Ce sont les travailleurs qui créent toutes les vraies richesses par leur travail. Ce qui est en jeu dans la « guerre » que le patronat a déclaré aux salariés, c ’est seulement la répartition des richesses entre le capital et le travail. La part des salaires dans les richesses créées est aujourd’hui plus faible qu ’à la sortie de la guerre !

Alors que la rentabilité des entreprises est en hausse, le chômage explose et le pouvoir d ’achat s ’effondre !

Alors, pour exiger l’arrêt des suppressions d’emplois, sans devoir céder au chantage des accords de compétitivité,

C ’est MAINTENANT et TOUS ENSEMBLE qu ’il faut reconstruire un rapport de force.

Mardi 9 octobre 2012 , Tous Ensemble, salariés de Renault, de PSA et des sous-traitants,
Manifestons au Mondial de l ’automobile à Paris

 

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